Benoît Lutgen: pas de concession face à l'islamisme radical

Benoît Lutgen
Benoît Lutgen - © RTBF

Le président du cdH Benoît Lutgen se dit partisan de plus de sévérité face à l'islamisme radical, interrogé par la RTBF. Il est contre le port du voile dans la fonction publique et dans l'enseignement. Il souhaite aussi qu’on augmente le nombre de radars sur les routes wallonnes.

Interrogé par Thomas Gadisseux, le président du cdH Benoît Lutgen réaffirme que la sécurité routière est une priorité pour son parti : "Il faut être plus dur pour les récidivistes, il faut aussi avoir des sanctions immédiates beaucoup plus importantes par rapport à des comportements qui ne sont pas acceptables". Il souhaite qu’on augmente le nombre de radars sur les routes wallonnes, "non pas pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, mais pour éviter les accidents aux endroits où c’est dangereux. Nous devons aussi réaliser des travaux aux endroits qui présentent des risques pour les usagers".

Alors que, pendant 10 ans, le portefeuille de l’Intérieur était aux mains des libéraux, poursuit Benoît Lutgen, "j’ai choisi, comme président du cdH, de prendre l’Intérieur et la sécurité parce que c’est un enjeu extrêmement important pour l’ensemble de la société. Il faut être plus sévère, il faut faire plus de prévention aussi. Et il faut que les sanctions soient plus immédiates pour l’ensemble des justiciables". Si Benoît Lutgen ne confirme pas qu’il s’agit d’un recentrage idéologique de son parti, par rapport à la ligne poursuivie sous la présidence de Joëlle Milquet, il concède : "Tant mieux si le mouvement réformateur suit et a envie d’emboîter le pas. Ces dernières années, on a manqué de ténacité et de pugnacité. Il faut aussi plus de moyens au niveau de la police et de la sécurité".

Pas de concession face à l'islamisme radical

Benoît Lutgen est partisan de plus de sévérité face à l’islamisme radical : il estime qu’il faut renvoyer les "gens (certains imams par exemple) qui, sur notre territoire, tiennent des discours de haine et de violence par rapport à la population. Il y a un gros travail à réaliser en la matière. Que ce soit pour l’islamisme radical ou pour d’autres comportements extrémistes, avec des risques éventuellement au niveau du terrorisme, il faut qu’on soit sans concession et qu’on mette tous les moyens nécessaires en matière d’effectifs et de méthodes d’enquête".

Benoît Lutgen est contre le port du voile dans la fonction publique et dans l’enseignement : "Quand on représente l’Etat, l’autorité, on n’a pas à porter de signe distinctif", que ce soit le voile ou tout autre signe religieux. Quant à l’élue cdH Mahimur Ozdemir, connue pour être la première parlementaire qui porte le voile, Benoît Lutgen explique que cette "députée élue démocratiquement au parlement bruxellois n’utilise pas ses signes distinctifs à des fins religieuses. La limite, elle se situe là". En revanche, une conseillère de CPAS cdH de Verviers a été exclue de la liste communale : "C’est parce qu’elle a contesté une décision qui a été prise démocratiquement au niveau de la section locale. Il faut respecter la diversité et les choix philosophiques et religieux de chacun mais on ne peut pas accepter qu’on vienne sur nos listes en affirmant que son seul combat sera un combat religieux", conclut Benoît Lutgen.

A.L. avec T. Gadisseux

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