Benoît Lutgen: "Olivier Maingain est fusionné au Parti socialiste"

Benoît Lutgen, président du cdH
Benoît Lutgen, président du cdH - © THIERRY ROGE - BELGA

"Quand on défend ses convictions, ses valeurs et un projet, on n'est pas dans l'erreur et on n'est pas dans l'échec" explique ce vendredi à la RTBF le président du cdH Benoît Lutgen. Au mois de juin, il a voulu changer les majorités des entités fédérées pour exclure le PS. Cela a réussi en Région wallonne, mais pas à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Le MR a répondu à cette volonté d'apporter des réformes fortes en matière de gouvernance".

Service minimum

Il annonce la prochaine instauration d'un service minimum dans les transports en commun "pour faire en sorte que, lorsque l'on doit aller à l'école, dans un hôpital ou au travail, on ait toujours la garantie d'avoir un service public performant" dans les TEC. "Ce sera en concertation avec les syndicats, mais ce n'est pas possible de prendre en otage les travailleurs, les enfants, les parents en otage. Si on faisait une consultation populaire demain en Wallonie sur ce sujet, je pense qu'une immense majorité de personnes diraient qu'il faut respecter le droit de grève, mais qu'il faut aussi respecter le droit au travail".

Le président du PS Elio Di Rupo a appelé Benoît Lutgen à "un sursaut de dignité". "Si l'indignation de monsieur Di Rupo avait été à la hauteur des événements qui se sont produits, notamment au Samusocial (où certains se sont rémunérés sur le compte des plus pauvres), peut-être que les choses auraient été différentes", répond le président du cdH, qui se défend d'avoir mené une guérilla.

"Les masques sont tombés"

Aujourd'hui "les masques sont tombés, notamment celui de monsieur Maingain qui n'a jamais voulu venir dialoguer autour d'une table avec le MR et le cdH, pour apporter une alternative. La situation a été bloquée parce que monsieur Maingain est fusionné au Parti socialiste, il ne veut même pas venir dialoguer sans ce parti" poursuit Benoît Lutgen. "Je n'ai pas bloqué les institutions" souligne-t-il.

Rudy Demotte (PS) veut "passer de la compétition à la collaboration" entre chrétiens et socialistes dans le domaine des réseaux d'enseignement. "Vouloir supprimer l'enseignement catholique et libre: c'est ce qui se cache derrière cela. Revenir avec cette vielle idée des années 60, cela n'a aucun sens. C'est non. Nous avons besoin de garder la liberté de choix" dans l'enseignement.

"Il n'est pas question de négocier avec la N-VA. Le slogan 'résiste et mord'" est toujours la réponse du cdH face au parti de Bart De Wever. A propos des déclarations récentes du député wallon centriste Dimitri Fourny, Benoît Lutgen indique qu'il y a un rapprochement entre le cdH et le CD&V. "Mais ne comptez pas sur moi au Fédéral pour dire qu'une mesure est stupide parce que c'est le gouvernement MR-N-VA qui l'a décidée".

Sujet JT du 13h de ce vendredi 1er septembre

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