Théo Francken:"En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, il y eu des histoires similaires qui se sont avérées fausses"

En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, il y eu des histoires similaires qui se sont avérées fausses
En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, il y eu des histoires similaires qui se sont avérées fausses - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Depuis mercredi, le secrétaire d’État à l'asile et à la migration, Theo Francken, est mis en cause pour des faits de tortures sur des migrants soudanais renvoyés au Soudan. Un retour facilité ou forcé par l'état belge, notamment par l'entremise de la délégation soudanaise chargée de l'identification, invitée par Théo Francken. Une enquête est en cours pour savoir si les cas de torture sont confirmés.

Jeudi, il s'est défendu dans un tweet:"Aucun rapatriement n’est prévu avant fin janvier, on ne doit donc rien reporter. Nous faisons ce que tous les autres pays européens font. J’applique la législation. Depuis le premier jour, on a fait appel à l’ONU, et on a reçu aucune notification de leur part. En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, il y eu des histoires similaires qui se sont avérées fausses."

Mais Ecolo-Groen rappelle que cette mission d'identification des migrants soudanais s'était effectuée après des rafles dans le Parc Maximilien et à la gare du Nord.

"Le caractère planifié et collectif de ces rafles avec la mise en place de quotas de migrants à arrêter, et la façon dont la Belgique traite les demandeurs d'asile et les migrants en général est indigne d’un État de droit. Et la façon dont les Ministres N-VA pratiquent la fausse information est inquiétante. Le Ministre Jan Jambon avait déclaré que ces quotas d'arrestation n'existaient pas, nous savons désormais que c'était bien le cas. Le Secrétaire d’État Theo Francken n'a pas voulu entendre les multiples avertissements concernant sa collaboration avec un régime dictatorial, dont le dirigeant est lui-même poursuivi par la Cour pénale internationale pour génocide. Nous appelons le Premier Ministre Charles Michel à cesser ses faibles 'recadrages' des membres de son gouvernement et a enfin appliquer des politiques dignes et respectueuses des droits humains. Je l'interpellerai une nouvelle fois en ce sens cet après-midi lors de la séance plénière de la Chambre", conclut Benoit Hellings.

Quotas d'arrestation

Autre polémique, le quotidien La Libre Belgique a publié jeudi la copie d'un rapport dressé par un dirigeant de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles. Pour Ecolo-Groen, ce document constitue une nouvelle preuve qu'il existait bien des quotas d'arrestation des migrants qui logeaient, en octobre dernier, dans le parc Maximilien. La ligue des droits de l'homme affirme aussi que des quotas d'arrestation de migrants existent.

Ecolo-Groen avait à l'époque interrogé plusieurs fois le Ministre de l'Intérieur N-VA Jan Jambon, qui avait démenti l'existence de ces quotas et du caractère organisé des rafles effectuées dans le parc, jugeant même 'idiot' de penser cela.

"Lorsque j'avais alors demandé au Ministre de l'Intérieur N-VA, Jan Jambon, si des quotas quotidiens d’arrestations existaient concernant les migrants du Parc Maximilien et dans Bruxelles plus globalement, ses démentis n'avaient pas convaincu. Il apparaît aujourd'hui qu'il mentait et qu'il existait bien des objectifs chiffrés d'arrestation. Le rapport de police stipule en effet se conformer aux "actions imposées par les autorités dans le parc Maximilien". Et l'autorité, ici, c'est le Ministre Jambon", commente le député fédéral Ecolo Benoit Hellings.

Le secrétaire d’État à l'asile et à la migration ainsi que le Premier Ministre Charles Michel seront interpellés sur ces questions cet après midi au Parlement.

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