Benoît Derenne: "Il faudrait imposer un service citoyen d'un an aux jeunes"

Benoît Dérenne
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Benoît Derenne est un homme qui se bat depuis des années pour mettre de l’huile dans les rouages grippés de la démocratie, en faisant appel à la participation délibérative des citoyens. Le directeur de la Fondation pour les Générations Futures - plateforme de philantropie transformatrice -, invité du Grand Oral La Première Le Soir,  accompagnait ce samedi la " journée de consensus " organisée par la Ministre de l’enseignement Schyns. Celle-ci rassemblait une centaine de citoyens tirés au sort, invités à échanger leurs points de vue sur la nouvelle grille horaire du futur Pacte d’excellence.

Si on reste dans l'affrontement, on n'arrivera à rien

"Nos démocraties sont malades. Il leur manque de donner aux citoyens la capacité à s’interroger dans un cadre qui leur permette de montrer autre chose que leurs rancoeurs ou de défendre leurs intérêts particuliers. Chacun veut défendre son intérêt mais on doit vivre ensemble et pour y arriver, il faut trouver d’autres lieux pour délibérer.  Ces panels tirés au sort visent à poser des questions aux citoyens qui, par leur dialogue et leur délibération, vont éclairer le débat. C’est modeste, l’idée n’est pas qu’ils prennent les décisions, mais de faire émerger des points de vue qui ne sont pas ceux des spécialistes."

" Il n’y a pas d’avenir à nos sociétés si on ne construit pas des ponts entre les entreprises, les citoyens, les politiques, les générations etc .. Si on reste dans l’affrontement, on n’arrivera à rien. Les politiques ont souvent peur d’impliquer directement les citoyens, mais les choses commencent à vraiment bouger. Les jeunes générations commencent vraiment à penser autrement", poursuit le politologue qui invite à investir dans l’élaboration d’outils pour assurer une démocratie durable, qui permette de penser demain et d’agir à 360 degrés, avec une vue longue.

Une suggestion tient à cœur du directeur :un service citoyen pour les générations futures, d’un an généralisé pour les jeunes entre la fin de leurs études et leur premier travail. "Cela leur permettrait de contribuer à quelque chose, de s’impliquer dans la société, de se sentir utile ". 
 

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