Belgocontrol: en soirée, les vols avaient repris normalement

Belgocontrol: le travail a repris, certains vols encore annulés
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Belgocontrol: le travail a repris, certains vols encore annulés - © Tous droits réservés

Selon Dominique Dehaene, porte-parole de Belgocontrol, il y a suffisamment de personnel ce mercredi après-midi pour assurer un service complet jusqu'à 22 heures. Tous les vols, décollages et atterrissages pourront se faire.

Les ministres Galant et Peeters, ainsi que les syndicats, avaient appelé à la reprise du travail à l'arrivée de l'équipe de 15h.

Lors du changement d'équipe à 22 heures la situation était normale. 

La capacité de Belgocontrol avait déjà été relevée à 40 vols par heure en fin de matinée (alors qu'il y en a 74 en temps normal), contre 15 en début de matinée.

Pour rappel, un certain nombre de contrôleurs ont débrayé depuis mardi en fin d'après-midi, entraînant la suppression de plusieurs dizaines de vols à Zaventem et à Charleroi mardi et mercredi.

Des centaines de vols annulés

À la mi-journée, quelque 200 vols vers ou au départ de l'aéroport de Bruxelles-National avaient été annulés, sur 400 vols par jour actuellement. La plupart des vols ont été annulés entre 8h et 10h, mais de nombreux vols prévus ce mercredi soir sont également annulés.

La compagnie Brussels Airlines parle de 87 de ses vols annulés ce mercredi. Si vous aviez un vol Brussels Airlines, la compagnie offre la possibilité aux voyageurs munis d'un ticket vers ou depuis Bruxelles pour le 13 avril de déplacer gratuitement leur vol à une date ultérieure, mais avant le 13 juillet. Ce n'est pas possible de le faire en ligne.

Les actions anéantissent tous nos efforts

Les actions menées par les contrôleurs aériens a été dénoncée par les aéroports et compagnies.

La "situation est dramatique", dénonce Arnaud Feist, le patron de Brussels Airport. "Tout le monde a travaillé ici nuit et jour pour redémarrer l'aéroport (après les attentats du 22 mars, NDLR), pour retrouver la confiance des compagnies aériennes étrangères. Les actions anéantissent tous nos efforts."

Jean-Jacques Cloquet, le directeur général de l'aéroport de Charleroi, touché également par la grève, a lui aussi dénoncé une "grève sauvage" et affirmé que son personnel "n'en pouvait plus". Il demande des solutions structurelles pour empêcher ce genre de situation.

Même son de cloche du côté de Brussels Airlines. "Il faut trouver des solutions structurelles. Pannes, action… A chaque fois l’espace aérien est fermé. Il faut trouver des solutions pour une continuité du service", explique Bernard Gustin, CEO de la compagnie.