Belgique: pas d'intervention en Syrie sans l'aval du Conseil de sécurité

La Belgique ne veut pas d'intervention en Syrie non approuvée par le Conseil de sécurité
La Belgique ne veut pas d'intervention en Syrie non approuvée par le Conseil de sécurité - © Archive EMMANUEL DUNAND - IMAGEGLOBE

La Belgique n'a pas été approchée pour participer à une éventuelle intervention en Syrie, ont assuré mardi les Affaires étrangères. "Nous attendons plus d'informations de la part des inspecteurs" de l'ONU chargés d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit, a indiqué le porte-parole du département, Hendrik Van De Velde.

"Si des grands Etats ont des informations, qu'ils les partagent", a-t-il ajouté en référence aux accusations portées par Washington, Londres et Paris notamment sur l'emploi d'armes chimiques, notamment dans la région de Damas, la capitale syrienne, lors de bombardements le 21 août sur les régions de la Ghouta orientale (est de Damas) et Mouadamiyat al-Cham (sud-ouest).

La Belgique estime notamment - comme l'Allemagne - qu'une intervention en Syrie nécessite l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU, a poursuivi le porte-parole du Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères, en insistant pour que "tous les efforts soient entrepris" en vue de l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité.

Hendrik Van de Velde a toutefois assuré que la Belgique n'avait été approchée "ni directement ni indirectement" pour contribuer à une éventuelle intervention en Syrie.

Selon des experts, une telle action occidentale devrait prendre la forme de tirs précis sur des objectifs stratégiques, visant à dissuader le régime de recourir une nouvelle fois à ses armes chimiques - s'il s'avère que Damas en a bien fait usage - et à "dégrader" ses moyens militaires.

Réunion du kern

Les principaux ministres du gouvernement fédéral ont tenu mardi soir une réunion informelle, sorte de premier briefing en vue de la rentrée et de la première réunion officielle du comité ministériel restreint prévue vendredi matin. La discrétion était de mise dans les milieux gouvernementaux sur les sujets abordés. A bonne source, l'on évoquait toutefois le dossier des nominations à la tête de 5 sociétés publiques et la rémunération des "top managers". Les sujets internationaux, l'Egypte et surtout la Syrie, ont été également évoqués, a-t-on précisé.

L'équipe Di Rupo s'est quittée à la fin juillet sans s'être accordée sur la désignation des dirigeants de la Loterie, de la Société Fédérale de Participation et d'Investissement (SFPI), Belgocontrol et des deux nouvelles entités de la société des chemins de fer: la SNCB et Infrabel. A ces nominations sont liées les rémunérations des futurs dirigeants des entreprises publiques qui n'ont pas, elles non plus, fait l'objet d'un accord avant les vacances.

D'après Belga

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