Belges en Syrie: "C'est pour mourir pour leur convictions"

Un enquêteur de la police fédérale, au n°25 à Vilvorde, mardi
Un enquêteur de la police fédérale, au n°25 à Vilvorde, mardi - © AFP/LAURIE DIEFFEMBACQ

Six personnes ont été interpellées et quatre d'entre elles inculpées dès mardi pour "participation à un groupe terroriste", passible de 10 années de prison, et placées en détention provisoire par un juge d'instruction antiterroriste d'Anvers. Les deux autres ont été remises en liberté sans condition, a-t-on précisé de même source dans la soirée. Mais l’enquête n’est pas terminée.

Outre Fouad Belkacem, le leader du groupuscule salafiste Sharia4Balgium, les trois autres personnes inculpées et placées sous mandat d’arrêt sont un Anversois et deux frères originaires de Vilvorde. L’un de ceux-ci, Hakim, a été emmené hier sur une civière. Blessé, il serait rentré de Syrie se faire soigner discrètement chez lui. Un autre de ses frères se trouverait d’ailleurs toujours en Syrie.

Des questions se posent  par rapport à plusieurs personnes proches de l’organisation, officiellement dissoute en octobre dernier. Parmi elles, Jean-Louis Denis. Cet homme converti à l’islam est désigné par certains comme étant un des recruteurs du groupe, ce qu’il dément. "Ce n’est pas moi qui recrute, mais c’est Allah le créateur de l’univers qui choisit son armée (…) Je n’ai fait que le rappeler", répond-il.

Interview de Jean-Louis Denis

Jean-Louis Denis affirme ne pas être intervenu financièrement dans le départ des volontaires, qui partent, "de leur propre chef ; c’est pour mourir pour leur convictions ; ils sont prêts à combattre dans la meilleure armée du monde qui est l’armée d’Allah", dit-il.

Le parquet fédéral estime à 37 le nombre de personnes qui ont rejoint la Syrie, ou qui sont sur le point d’y arriver, grâce à l’organisation Sharia4Belgium. Mais le chiffre de 200 Belges partis pour la Syrie est évoqué aujourd’hui. D’autres filières seraient donc également actives.

RTBF

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