Belgacom, Mobistar, Bruxelles... la 4G envoie des ondes positives

Le réseau 4G de Belgacom sera ouvert à pleine vitesse jusqu'en septembre pour tous les clients de Proximus. Par la suite, la vitesse sera réduite, probablement à 21 Mbits/sec, ce qui reste une vitesse comparable à celle d'une connexion DSL à domicile. Les abonnements de 45 euros et plus conserveront une vitesse de 86 Mb/s.

Proximus avait été le premier à commercialiser la 4G. Dominique Leroy nouvelle patronne de Belgacom affirme que plus de la moitié de la population a ainsi accès au réseau à très grande vitesse. Et si à Bruxelles, la 4G n'est pas encore disponible (voir infra) , la responsable de Belgacom parie sur un changement rapide lié à l'adaptation de la législation bruxelloise en la matière.

Parallèlement à cette annonce, Belgacom a lancé ce vendredi un nouvel abonnement baptisé "Smart 50". Il prévoit un nombre illimité de SMS, d'appels et de données mobiles 3Go pour 50 euros par mois, ou 40 euros pour ceux qui opteraient pour d'autres services de Belgacom dans un pack. Un abonnement "Smart 65" existe également pour 65 euros par mois (ou 55 euros dans un pack).

La 4G chez Mobistar: pour "très bientôt"

Base a également multiplié les abonnements 4G. L’offre de départ est de 39 euros pour un forfait avec SMS et appels illimités ainsi que 2 Go de données en 4G. Tarif qui passe à 49 euros pour doubler le forfait 4G à 4Go. Dans tous les scénarios et quel que soit l'opérateur, le trafic repasse en 3G lorsque la couverture 4G n'est pas disponible, ce qui est souvent le cas en dehors des grandes villes. Belgacom revendique pour sa part une couverture 4G de 50% (de la population, pas de la surface géographique) dans 260 villes et villages.

Derniers des trois opérateurs à s’être lancé dans la 4G, Mobistar devrait disposer, lui aussi, d'une offre commerciale dès ce premier trimestre 2014. Patti Verdoodt, porte-parole de Mobistar rappelle que la première ville pilote avait été ouverte à la 4G en 2102 à Anvers et que, depuis novembre dernier, 50 villes sont couvertes. "Pour l’instant, avant le lancement officiel du service, tout abonné Mobistar disposant à la fois d’un abonnement data 3G et d’un téléphone compatible 4G peut tester le service en s’inscrivant sur le site 4Gdiscovery ". Cette phase précommerciale doit permettre de récolter les expériences des utilisateurs avant le lancement définitif.

Plus d'exclusivité 4G pour les iphones

"Pour l'instant, un tiers des appareils que nous vendons sont compatibles avec la 4G", a souligné Dominique Leroy de Belgacom, et ce même si Apple a bloqué la fonction 4G de ses appareils pour Proximus et Base. "Nous sommes encore en discussions avec Apple mais dans les mois à venir, une loi obligera la société à ouvrir ses téléphones", a-t-elle ajouté.

Cette modification portée par le ministre de l'Economie et de la Protection des consommateurs, Johan Vande Lanotte, vise précisément Apple qui empêche actuellement les utilisateurs d'un iPhone5 d'accéder à la 4G en raison d'un partenariat privilégié avec Mobistar.

A l'avenir, l'accès à la 4G sera possible pour tous, à condition que l'infrastructure et le matériel le permettent. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Il s'agit encore, à ce stade, d’une proposition de loi. Dès qu’elle sera adoptée, sans doute d’ici un mois ou deux, Apple pourrait donc être soumis à des astreintes ou amendes si des mises à jour logicielles ne sont pas apportées à ses smartphones pour leur permettre de gérer la 4G quel que soit l'opérateur. Chez Belgacom, on assure que des pourparlers se poursuivent. Ce qui permettrait éventuellement de libérer la 4G avant même le votre du parlement.

La 4G surfe(ra) désormais sur les ondes bruxelloises

Le parlement bruxellois ayant voté le nouveau décret sur la 4G, le compte à rebours peut commencer. Mais commencer seulement Des textes d'exécution sont encore nécessaires, explique Haroun Fenaux, porte-parole de Belgacom qui confirme ainsi le délai avancé voici quelques mois: "Dès que nous connaîtrons les spécifications techniques et réglementaires, débutera l'implémentation du réseau qui nécessitera entre 12 et 18 mois. Bruxelles sera alors largement couvert par 4G. Ce sera en 2015.

Un vote qui n'aura pas été obtenu à l'unanimité. Dans l'opposition le MR et les FDF se sont abstenus en invoquant des motifs différents, de même que Sophie Brouhon (sp.a) et la députée Ecolo Dominique Braeckman, qui avait été à l'initiative de la norme précédente de 3 volts/mètre. Norme qui s'était révélée intenable pour l'ouverture au réseau 4G.

La nouvelle ordonnance impose la réalisation d'un cadastre des bâtiments publics afin de faciliter l'installation de nouveaux mâts nécessaires au respect de la norme; et un dialogue constant entre les riverains et l'administration via le site internet de Bruxelles Environnement et sa cartographie 3D des antennes GSM. Le chef du groupe MR, Vincent De Wolf, a justifié l'abstention libérale par le fait qu'au-delà de la reprise par la majorité d'une limitation identique à celle de la proposition qu'il avait lui-même déposée, l'ordonnance faisait l'impasse sur sa suggestion de création d'un fonds santé alimenté par une taxe de 100 euros par antenne et par an pour financer un mesurage des ondes reçues par les habitants. Via Emmanuel De Bock et de Didier Gosuin, les FDF se sont inquiétés quant à eux de la "précipitation" avec laquelle la majorité a agi dans ce dossier, "volant d'insécurité juridique en insécurité juridique".

Le texte améliore la situation mais n'anticipe nullement les évolutions futures du secteur du data mobile, ont-ils dit. Dans la majorité, on s'est par contre réjoui du nouvel équilibre trouvé pour donner, avec une norme qui reste stricte, un signal positif notamment vis-à-vis de l'Europe en permettant l'accessibilité à une technologie déjà disponible dans d'autres pays, sans écarter le principe de précaution.


J-Cl V. avec Belga

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