Beersel veut freiner la francisation

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Beersel, une des communes flamandes de la périphérie bruxelloise, annonce une série de mesures pour lutter activement contre la francisation. La commune demande aux commerçants de n'employer que le néerlandais. Du côté des agences immobilières, on n'est pas très chaud.

Le plan d'action a été applaudi par la N-VA qui fait partie de la majorité du bourgmestre CD&V Hugo Casaer avec un cartel sp.a/Groen! et qui y voit un exemple de "politique forte sociale et flamande" pour empêcher familles et jeunes de se faire chasser par la hausse des prix immobiliers et conserver le "caractère flamand de la commune".

Parmi les mesures de ce plan :

  • de nouvelles plaques de rues avec le logo du lion flamand
  • l'élimination des inscriptions dans d'autres langues que le néerlandais
  • demander aux parents qui envoient leurs enfants dans une école primaire flamande de la commune une déclaration d'engagement à reconnaître le caractère flamand de l'école
  • donner priorité aux habitants de la commune lors de vente de terrains communaux ("normes Vlabinvest")
  • demander aux agences immobilières et aux notaires de ne passer que des annonces de vente de bien en néerlandais et dans des publications néerlandophones, de préférence locales
  • pour les logements sociaux, de vérifier que les candidats locataires sont prêts à apprendre le néerlandais avant de leur donner une habitation.

Money talks

A Beersel, les agences immobilières en particulier ne voient pas ces mesures d'un très bon oeil : 70% de leur clientèle vient en effet de Bruxelles. Pourvu que le prix soit bon, peu importe l'origine de l'acheteur...

Est-ce un combat perdu d'avance ? Selon le reportage de la VRT, certains estiment que plus de la moitié des habitants de Beersel ne parlent pas le néerlandais.

JFH avec deredactie.be

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