Beaucoup de places libres dans les maisons de repos

La situation est paradoxale : très souvent, il faut faire le siège des maisons de repos pour dénicher une place vacante, spécialement en Wallonie. Mais pour le moment, beaucoup d’institutions enregistrent des taux d’occupation relativement bas. Au point que cela met à l’épreuve leur équilibre financier, voire leur survie !

Lente reprise

Après les décès durant le confinement, les aînés qui avaient décidé d’entrer en maison de repos ont beaucoup hésité à franchir le pas. Aujourd'hui, les séniories remontent lentement le courant. Les aînés y reviennent progressivement. Mais des milliers de places ne sont toujours pas occupées : à Bruxelles, environ 15% et en Wallonie, 5 à 6% des lits sont vides.
Jean-Marc Rombeaux est conseiller expert à la fédération des CPAS. Il constate que les structures publiques sont un peu moins impactées par cette désaffection. Prenons l’exemple de Namur : deux des implantations gérées par le CPAS notent 15 à 20% de lits vides. Mais les autres sont occupées à 98 ou 99%.


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Pertes importantes

Financièrement, les plus petites structures font parfois de la corde raide. Mais même les grandes institutions admettent des pertes importantes. Les revenus de l’hébergement ont fort chuté, explique Philippe Noël, Président du CPAS de Namur, qui enregistre dans les séniories publiques de sa ville un déficit d’environ 500.000€.

Retour à la normale

Les grandes structures passeront sans doute le cap cette année. Mais, explique Jean-Marc Rombeaux, les aides publiques sont calculées sur une période de référence. Si cet "épisode Covid-19" n’est pas plus ou moins neutralisé, les subventions versées en 2022 seront automatiquement réduites.
Les secousses pourraient donc être ressenties par le secteur bien après le choc initial.

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