Béa Ercolini, candidate indépendante et féministe du cdH à la Chambre

Béa Ercolini, candidate indépendante cdH à la Chambre
Béa Ercolini, candidate indépendante cdH à la Chambre - © OUT OF THE BOX

Béa Ercolini, ex-rédactrice en chef du Magazine Elle Belgique et créatrice de l’ASBL « Touche pas à ma pote » se lance en politique. Elle a choisi le cdH pour défendre ses convictions féministes. « Je suis candidate indépendante, je n’ai pas de carte de parti », précise-t-elle. Béa Ercolini sera en troisième position sur la liste cdH à la Chambre pour la circonscription bruxelloise. Autant dire que c’est une place de combat. Lors des dernières élections fédérales, les Humanistes bruxellois n’ont obtenu que deux sièges de députés. « Je déclare depuis longtemps que les femmes doivent s’engager en politique, qu’il faut plus de parité. C’est pour cela que j’ai décidé de me lancer », explique-t-elle.

L’équité des genres comme premier combat

Depuis de nombreuses années, l’ancienne journaliste combat le sexisme et est la fondatrice de l’association « Touche pas à ma pote ». Cette association vise à lutter contre le harcèlement en rue. « Encore aujourd’hui, 98% des femmes sont victimes de harcèlement en rue », explique Béa Ercolini. C’est d’ailleurs l’un des combats qu’elle souhaite porter encore davantage auprès des sphères politiques : « Il faut, absolument, mieux accueillir, dans les commissariats et les centres spécialisés, les victimes de violences sexistes et les victimes de viol. Il y a aussi un gros travaille à faire sur les règlements en matière de prostitution qui varient en fonction des communes », explique-t-elle.

Créer un réseau de femmes politiques

Mais comment Béa Ercolini compte-t-elle s’y prendre pour porter ses combats au niveau politique ? « En créant un réseau de femmes politiques, tous niveaux de pouvoir confondus », précise-t-elle. « J’aimerais grâce à ce réseau réaliser une cartographie des mesures pour lutter contre les agressions à l’encontre des femmes qui existent. Voir ce qui fonctionne et mutualiser celles-ci ». Bref, un rassemblement pour mieux porter les combats des femmes.

Attrape-voix ?

C’est presque devenu une tendance pour les partis politiques : séduire des personnalités de la société civile pour compléter les listes électorales. Après Michel De Maegd et Philippe Malherbe, Béa Ercolini tente donc sa chance en politique. Se considère-t-elle comme une attrape-voix ? « Clairement, je suppose qu’il y a une stratégie derrière ma candidature mais je me sens légitime pour mener ce combat », conclue Béa Ercolini.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK