Test de Be-alert ce jeudi: comment fonctionne ce service d'alerte à la population belge?

Un SMS peut sauver une vie.
Un SMS peut sauver une vie. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Ce jeudi 3 octobre, 204 communes ont testé le système d’alarme be-alert, destiné à prévenir la population en cas de situation d’urgence. Au total, 417.640 SMS, 52.304 messages vocaux et 123.783 emails ont été envoyés. C’est la première fois que la capacité de la plateforme d’alarme était testée à si grande échelle.

Pour le centre de crise du SPF Intérieur, "il est crucial que les villes et communes s’exercent régulièrement pour assurer le fonctionnement optimal de ce nouvel outil".

Comment ça marche?

Vous vous inscrivez sur le site be-alert. Vous recevrez alors une alerte pour toute situation qui pourrait concerner votre domicile. En s’inscrivant, vous êtes informé où que soyez, sous forme de message vocal, SMS ou mail.

Si vous ne vous inscrivez pas, grâce à une technique unique en Belgique, les autorités peuvent vous envoyer un SMS mais uniquement si vous êtes physiquement présents sur les lieux de l’évènement.

Jusqu’à présent l’alerte et l’information à la population se faisaient via le porte-à-porte, les médias (sociaux), les services de secours déployés sur le terrain ou -en ce qui concerne le risque Seveso ou nucléaire- par le biais d’un réseau de sirènes.

Avec be-alert, vous recevez les recommandations utiles pour votre sécurité de manière rapide (ex. Fermez portes et fenêtres lors d’un incendie).

Be-alert dispose de capacité suffisante pour alerter simultanément un grand nombre de citoyens, via différents canaux : 100 SMS par seconde, 600 appels simultanés, 10.000 mails par seconde.

A quoi sert-il?

La plateforme be-alert sert à alerter le public le plus souvent lors d’incendies avec d’importants dégagements de fumée, des coupures d’électricité, des tempêtes, etc.

Comme pour tous les autres aspects de la planification d’urgence, "il est aussi essentiel de bien préparer l’activation de be-alert et de réaliser régulièrement des tests", indique le centre de crise du SPF Intérieur.

Des exercices d’alerte pour rôder l’outil

Ce jeudi 3 octobre, 180 villes et communes se sont prêtées à l’exercice en envoyant dans la journée un SMS, un message vocal ou un e-mail de test à leurs administrés.

Certaines autorités locales, en collaboration avec le Centre de crise national (NCCN), ont envoyé un SMS de manière géolocalisée. Cela signifie que toutes les personnes ayant un GSM ouvert dans les zones sélectionnées reçoivent un message de test, même si elles ne sont pas inscrites dans le système. Ces tests spécifiques se sont organisés à Schoten, Herent, Tournai, Braine-Le-Comte, Habay et Nassogne ainsi que par les services fédéraux auprès des gouverneurs du Limbourg et de Flandre occidentale.

Ces moments de test sont par ailleurs également utilisés pour sensibiliser les citoyens et les inviter à s’inscrire à be-alert, ajoute le centre de crise.

Actuellement, plus de 627.000 adresses sont répertoriées. Mais "plus le nombre d’inscrits sera élevé, plus l’alerte sera efficace lors d’une situation d’urgence", conclut le centre de crise.

 

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