Bart de Wever sur le pacte de l'ONU: "Je ne cherche pas à mettre Charles Michel en difficulté"

Bart de Wever espère trouver un solution au sein du gouvernement
Bart de Wever espère trouver un solution au sein du gouvernement - © RTBF

Jusqu'à présent, Bart de Wever s'était montré plutôt discret sur le Pacte mondial sur la migration. Après un très bref communiqué,  indiquant que son parti rejetait ce texte, le président de la N-VA a accepté de répondre aux questions de la RTBF. Sa position sur le pacte ne change pas, mais il l'affirme, il n'est pas question pour lui de créer une crise gouvernementale: " Ce n'est pas mon ambition de mettre Charles Michel en difficulté mais la question est difficile, c'est clair. On a bien analysé ce pacte, analysé avec nos juristes, et on est contre. On trouve que c'est dangereux, que les conséquences peuvent être dangereuses pour les pays de l'Europe. Et donc on doit en discuter au sein du gouvernement pour trouver une solution. Et c'est ce que l'on va faire." 

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De quoi peut-être rassurer Charles Michel, dont la volonté de signer le pacte a été affirmée à plusieurs sources. Le président de la N-VA souligne d'ailleurs ne pas vouloir augmenter les tensions actuelles, précise aussi qu'il n'a jamais parlé de se retirer du gouvernement en cas de signature du pacte, égratignant au passage la presse francophone: "Chaque fois que je joue mon rôle et indique la position de mon parti, la presse francophone le traduit comme une menace pour Charles Michel ou comme  du chantage. Ce n'est pas le cas. On est parti politique, on a des avis comme tous les partis et parfois il y a un choc des idées. On doit trouver une solution. On a toujours pu le faire pendant les 4,5 ans que nous avons travaillé."

Pas d’électoralisme dans le chef de la N-VA

Bart de Wever ajoute même qu'il apprécie le rôle du Premier ministre, concédant que la fonction n'est pas facile. Et cela risque bien de se vérifier, puisque pour ce qui est du pacte sur la migration, l'opposition de la N-VA reste entière: " Je ne peux pas nier que cette question est difficile et que le thème est important." 

Quant aux accusations d’électoralisme, de course de la N-VA derrière le Vlaams Belang, exprimées ce matin par le chef de groupe MR à la Chambre David Clarinval, Bart de Wever balaie. Pour lui, il n'a jamais été question de cela: "Non pas du tout, je peux le nier. Je n'ai pas choisi d’être confronté à ce problème, bien au contraire."

Reste que sur le fond, rien n'a changé. Difficile de savoir quelle sera l'issue des discussions sur la signature ou non du pacte mondial sur la migration. La réponse de la Belgique est attendue le 10 décembre prochain.  

 

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