Soudanais torturés: "Si Theo Francken doit démissionner, la N-VA quitte le gouvernement", avertit De Wever

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a lancé dimanche un avertissement à ses partenaires de la majorité fédérale: "Si le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, doit démissionner, la N-VA quittera également le gouvernement."

"Si on demande à Theo Francken de se retirer, alors la N-VA se retirera. A ce sujet, je suis très clair. Je soutiens Théo Francken et je ne le laisserai pas tomber", a déclaré M. De Wever à VTM.

Une démission demandée par plusieurs politiciens, mais aussi dans une carte blanche publiée dans le journal Le Soir par les frères Daerden. 

Le gouvernement a chargé le Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) de mener une enquête en collaboration avec les Nations Unies et la Commission européenne sur les témoignages de mauvais traitements subis par des Soudanais après leur rapatriement.

Même si ces témoignages sont confirmés, il n'est pas question que M. Francken démissionne, selon le président des nationalistes flamands. "En ce qui me concerne, la position de Theo Francken n'est pas sujette à discussion, ni aujourd'hui, ni demain, ni après-demain. Il a appliqué la loi; ce n'est pas une compétence facile, y compris sur le plan humain, j'en suis bien conscient, mais quelqu'un doit le faire et oser le faire", a-t-il ajouté.

"Si demain, on ne peut plus renvoyer quelqu'un dans un pays où la situation est pire qu'ici et où, potentiellement, on pourrait être maltraité, on ne pourra plus renvoyer personne et, de facto, on ouvrira les frontières. (...) Si on veut la politique des frontières ouvertes d'avant, ce sera sans nous."

Le départ de la N-VA provoquerait la chute du gouvernement de Charles Michel. Jusqu'à présent, aucun président de parti de la majorité n'a réclamé cette démission. Avant de se prononcer sur une éventuelle responsabilité de M. Francken, chacun attend les résultats de cette enquête prévus pour la fin janvier. Pour certains observateurs, il n'est toutefois pas certain qu'elle puisse déboucher sur une mise en cause précise du secrétaire d'Etat vu la nature du régime politique au Soudan.
 

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