B. De Wever: "Si je pouvais, j'interdirais le versement des allocations par les syndicats"

Bart De Wever: "Les syndicats ont beaucoup de membres parce qu'ils ont beaucoup de pouvoir, et non le contraire"
Bart De Wever: "Les syndicats ont beaucoup de membres parce qu'ils ont beaucoup de pouvoir, et non le contraire" - © VRT

"Le paiement des allocations par les syndicats n'est pas efficace et si j'étais dans un gouvernement où j'avais tout à dire, j'y mettrais fin" : Bart De Wever a relancé l'offensive N-VA contre les syndicats sur le plateau du Zevende Dag.

Ouverte par Zuhal Demir il y a quelques jours, la polémique sur le rôle des syndicats dans la fraude aux allocations de chômage, rebondit ce dimanche sur le plateau du débat de la VRT. Selon la députée N-VA, c'est au moment du versement qu'il faudrait contrôler si l'allocation est justifiée ou pas. 

La députée avait affirmé dans plusieurs quotidiens flamands que l'ONEm devait encore récupérer 291 millions d'euros d'allocations de chômage payées indûment. Elle avait aussi critiqué l'inefficacité des syndicats qui participent au versement des revenus de remplacement, s'attirant les foudres de la CSC, de la FGTB et de la CGSLB, qui avaient fait valoir que la députée "fait un amalgame de tous les chiffres".

Ce dimanche, son président de parti, Bart De Wever vient à son secours face aux critiques qu'elle a essuyées de la part de l'opposition mais aussi de la majorité.

"Cela me paraît évident de pouvoir discuter des mécanismes de paiement des allocations", estime Bart De Wever. "La N-VA, et elle seule, trouve qu'il n'est pas efficace d'employer les syndicats pour appliquer la législation sociale. Ce n'est pas le cas dans le reste du monde, mais nous avons sans doute raison contre le reste du monde", ironise-t-il. "Et si j'étais dans un gouvernement où j'aurais tout à dire, j'y mettrai fin. Les syndicats ont beaucoup de membres parce qu'ils ont beaucoup de pouvoir, et non le contraire. La N-VA a toujours été contre, pourquoi ne pourrions nous pas le dire?"

Le président de la N-VA a admis que son parti était isolé dans sa critique sur le rôle des syndicats et que cette question ne figure pas dans l'accord de gouvernement de l'équipe Michel 1er.

La RTBF a tenté d'interviewer le président de la N-VA sur un bilan des 6 premiers mois du gouvernement Michel, mais sans succès : il a quitté les locaux de la VRT par une porte dérobée.

A la VRT en tout cas, Bart De Wever se dit satisfait : "Nous mettons de l'ordre, mais personne n'en parle, on ne voit que les disputes, c'est dommage". "Nous avons renforcé la compétitivité et les perspectives économiques sont porteuses d'espoir. Les prévisions de croissance se redressent pour la première fois et nous nous attaquons aux déficits sans augmenter les impôts".

RTBF avec De Redactie et Belga

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