Bart De Wever se dit "climato-réaliste" et veut prolonger Doel 4 et Tihange 3

"Nous sommes climato-réaliste et pas climato-sceptique", a déclaré Bart de Wever au micro de la VRT
2 images
"Nous sommes climato-réaliste et pas climato-sceptique", a déclaré Bart de Wever au micro de la VRT - © ERIC LALMAND - BELGA

Le climat était au cœur du débat entre Bart de Wever et Meyrem Almaci, la présidente de Groen sur le plateau de l'émission Terzake de la VRT. Les deux présidents de parti ont manifesté clairement leur désaccord sur le sujet épineux de la sortie du nucléaire.

"Irréaliste et peu probable", c'est de cette façon que Bart De Wever, le président de la N-VA qualifie la volonté de passer à 40% d'énergies vertes dans les sept prochaines années. Selon lui, nous ne pourrons pas nous passer du nucléaire si facilement. Il martèle vouloir la prolongation les centrale de Doel 4 et Tihange 3.

Le nationaliste flamand affirme aussi qu'il compte sur la recherche et l'innovation pour relever les défis énergétiques, notamment dans le secteur de la fusion.

Climato-sceptique? Il répond

"Nous sommes climato-réaliste et pas climato-sceptique", a-t-il déclaré. Il reconnait par ailleurs le rôle des émissions de gaz à effet de serre sur le climat. Pour rappel, le nationaliste flamand avait déclaré que "les jeunes manifestent contre leur propre style de vie", suite aux manifestations du "Jeudi pour le climat".

Il souligne que sortir des énergies fossiles est une opportunité pour l'Europe, pauvre en ressources naturelles. Il se montre néanmoins sceptique quant aux propositions visant à taxer les plus pollueurs. "Il ne faut aller à l'encontre de nos intérêts économiques", précise le bourgmestre d'Anvers. 


►►► À lire aussiPour Bart De Wever, la solution du réchauffement climatique passe par la technologie et le nucléaire


Bart De Wever n'est pas climato-sceptique. Le président de la N-VA l'a répété hier soir sur le plateau de la VRT dans l'émission Terzake. Il se dit conscient que le climat change et que le comportement de l'homme est en cause. Mais il a trouvé un autre terme, peut-être plus rassembleur, pour qualifier sa position face au climat...

Il envisage la question climatique d'un point de vue avant-tout économique. Selon lui, il ne faut demander trop d'effort au citoyen, ni toucher à la croissance. Les solutions viendraient de l'innovation.

"Nous voulons de l’innovation, sur le plan de l’agriculture, de la production d’énergie, de la capture et du stockage du carbone, maintient-il. Si nous le faisons, alors nous pourrons revendre de l’énergie au reste du monde. Je ne suis pas climato-sceptique, je reconnais l’influence humaine avec l’émanation de CO2. Je dis que nous devons sortir des énergies fossiles ce siècle-ci. C’est une opportunité pour l’Europe. Car nous n’avons pas d’énergie fossile."

Le débat s'est également longuement attardé sur le perspective de la sortie du nucléaire. Il est "Irréaliste et peu probable", selon Bart De Wever, de passer à 40% d'énergies vertes dans les 7 prochaines années. Il ajoute vouloir la prolongation les centrale de Doel 4 et Thihange 3. 

Un point de vue rejeté par les écologistes

Face à Bart De Wever, l'écologiste Meyrem Almaci ne partage évidemment pas la vision de la N-VA. Pour elle, la transition passe par par davantage d'énergies vertes mais aussi par la création de centrales au gaz de nouvelle génération, c'est-à-dire, moins polluantes car elles permettent la captation des émissions de CO2.

Pour elle, la transition passe par plus d'énergies vertes mais aussi par la création de centrales au gaz de nouvelle génération. "Des centrales, moins polluantes car elle permettent la captation des émissions de CO2", précise-t-elle.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK