Bart De Wever s'inquiète d'une possible perte de sa majorité anversoise

Le quotidien flamand Het Nieuwsblad a publié, ce matin, un sondage très attendu : celui concernant la ville d'Anvers. Plus de 1500 habitants de la plus grande ville de Flandre ont répondu, la marge d'erreur s'en voit donc relativement limitée (2,6%). Le résultat est sans appel : les partis de la coalition en place ne pourraient prolonger leur alliance : la N-VA obtiendrait 29,9% (-7,8% par rapport à 2012), le CD&V obtiendrait 7,1% (il était en cartel avec le sp.a en 2012), l'Open VLD 5,8% (+0,2%). Dans l'opposition, Groen doublerait son score à 19,2%, le sp.a se situerait à 16%, le PTB-PVDA à 8,3%, le Belang à 11,6%.

Interrogé par la RTBF en marge de la présentation du livre de Theo Francken "Continent sans frontière", Bart De Wever ne cache pas son inquiétude : "Oui, ça m'inquiète, certainement. On doit nuancer parce qu'il y a 6 ans, j'étais à 28% dans les sondages, et j'ai eu 38%. Maintenant, je suis à 30% dans le même sondage. Mais si ce sondage devient réalité, je crains que les partis de gauche, même avec les PTB, les communistes, les extrémistes, veulent installer une nouvelle coalition de gauche, de gauche extrême. Ca, c'est à éviter à tout prix."

Groen pas favorable à une alliance avec la N-VA

La situation semble très compliqué 't Stad. Le président de la N-VA pourrait-il envisager une alliance avec Groen, le parti qui progresserait manifestement le plus ce 14 octobre ? "On ne veut pas laisser la ville sans gouvernement. Mais je préfère une autre coalition, plus cohérente, celle qu'on a, la suédoise, qui a commencé à Anvers en 2012, et qu'on a pu transmettre vers le niveau régional, même le niveau fédéral." Ce ne sera pas un premier choix, c'est clair dans l'esprit du bourgmestre. C'est clair aussi dans celui du président de Groen. Pour Wouter Van Besien, les visions diffèrent trop entre les deux partis, comme il l'explique au Nieuwsblad : "Jamais avec la N-VA. Mais c'est bien que nous soyons si différent en terme de programme. Les élections sont une fête pour les Anversois, ils auront le choix entre deux modèles très clairs."

Une réaction pas du goût de Bart De Wever pour qui "en refusant, par avance, une coalition avec un parti démocratique, Groen joue avec l'électeur. Une ville comme Anvers ne peut être laissée en friche, surtout quand la situation est difficile.

Un Bart De Wever, qui, l'a assuré au micro de la RTBF : il n'y aura pas d'alliance avec le Vlaams Belang : "Il n'y a aucun doute là-dessus, pour moi, les extrémistes ne sont pas les bienvenus, ni de gauche, ni de droite."

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