Bart De Wever rêve d'"ouvrir l'appétit communautaire aux francophones"

Bart De Wever fait le voeu que les francophones demandent eux-mêmes le confédéralisme.
Bart De Wever fait le voeu que les francophones demandent eux-mêmes le confédéralisme. - © ERIC LALMAND - BELGA

Bart De Wever, le président de la N-VA présente ce mercredi le livre "Vlaanderen Onvoltlooid", la Frandre inachevée, publiée par le centre d'Etude de la N-VA "Objectief V" . Il y développe son idée du confédéralisme, celle qu'il avait déjà développée en 2014. Ce qui est neuf c'est qu'il espère que la demande sera francophone.

Pousser les francophones à réclamer une réforme de l'état

Pour cela, il veut utiliser le pouvoir de la Flandre à l'échelon fédéral pour mener une politique socio-économique qui poussera les francophones à réclamer une réforme de l'Etat. Il espère leur "ouvrir l'appétit communautaire". Il reconnaît que c'est une stratégie à long terme qui présente beaucoup de risques sans offrir d'issue certaine, vu la montée des gauches du côté francophone.

Mais pour lui c'est la seule solution pour que flamands et francophones en sortent gagnants. A ce stade, il estime qu'une nouvelle réforme de l'Etat ne fera que complexifier la Belgique qui à ses yeux ne constitue pas une, mais deux démocraties qui se bloquent mutuellement.

Concrètement, son confédéralisme repose sur deux entités : la Flandre et la Wallonie qui exerceront toutes les matières liées aux personnes et au territoire.

Un choix possible pour les Bruxellois

La Région bruxelloise ferait exception en recevant les compétences liées au territoire ainsi que celles exercées par les 19 communes et les 6 zones de police. Les Bruxellois devraient choisir l'entité dont ils veulent relever pour les matières personnelles, c'est-à-dire l'impôt des personnes physiques, la sécurité sociale, la protection de la jeunesse, l'intégration, leur choix emportant le vote pour le parlement wallon ou le parlement flamand.

Ce choix serait réversible. Seules la sécurité, la défense, les finances et les affaires étrangères reviendraient à la confédération, le socle commun entre les deux entités.

Financement par la TVA et les accises

Le Sénat disparaîtrait et la Chambre des représentants ne compterait plus que 50 membres désignés paritairement dans les parlements wallon et flamand. Le gouvernement confédéral serait composé de 4 ministres à part entière plus deux désignés par les entités, qui auraient une compétence consultative. La monarchie ne serait plus que protocolaire.

La confédération serait financée par la TVA et les accises. Une solidarité existerait entre les entités mais dans un cadre transparent, chiffrable et responsabilisant.

 

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