Bart De Wever: "Les Flamands peuvent envoyer un signal clair au fédéral"

Bart De Wever à Anvers: "Les Flamands en ont assez d'être des vaches à lait".
Bart De Wever à Anvers: "Les Flamands en ont assez d'être des vaches à lait". - © Belga

Quelque 2000 candidats et membres de la N-VA se sont réunis samedi à Anvers pour un dernier meeting avant les élections communales de dimanche. Le président de la N-VA, Bart De Wever, a rappelé qu'une voix pour son parti est un cri de protestation clair contre le gouvernement fédéral d'Elio Di Rupo.

Le défi pour la N-VA est de se renforcer dimanche au niveau local et de devenir un acteur incontournable. Avec une campagne axée sur "le changement", la N-VA se positionne contre les partis "traditionnels" que sont le CD&V, le sp.a et l'Open Vld, tous membres du gouvernement fédéral. Le président Bart De Wever, qui a reçu une standing ovation à trois reprises, a répété ce message samedi.

En présence d'un faux elio Di Rupo

Même Elio Di Rupo avait fait le déplacement pour ce dernier meeting de campagne N-VA pour donner des conseils de gestion et de communication au futur Bourgmestre N-VA sauf qu'il ne s'agissait ici que d'un amuseur public, pas du vrai Premier ministre dont on allait pourtant ici abondamment se moquer. Un seul thème dans les discours, le changement: "Les Flamands peuvent envoyer un message clair à la Rue de la Loi: la N-VA entend détrôner ou ébranler le gouvernement fédéral d'Elio Di Rupo.

Enfonçant le clou, Bart De Wever a dit qu’il en avait assez du statu quo : "Les Flamands en ont assez d'être des vaches à lait ". Pour Bart De Wever, il s’agit du résultat du gouvernement Di Rupo. "Le chômage, les faillites, la pauvreté, l'endettement, les transferts, les taxes grimpent.  L'esprit d'entreprise, les prévisions de croissance, les investissements et l'emploi, chutent. Tout ce qui devrait monter descend et inversement… et ils osent parler de gouvernement anticrise alors qu’il  (le gouvernement) n’ose pas introduire son budget. Demain, un nouveau vent peut souffler sur les communes. Encore une nuit à dormir et ça y est, "le changement commence demain", a conclu Bart De Wever. Reste à voir si au-delà des militants réunis samedi à Anvers, les électeurs suivront.

Nicolas Vandeweyer, Fabien Van Eeckhaut et Belga

 

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