Bart De Wever: "Au lieu de s'attaquer aux problèmes, le PS a tourné le dos"

Bart De Wever au Parlement flamand, en août dernier
Bart De Wever au Parlement flamand, en août dernier - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Bart De Wever était l'invité de l'émission de la VRT Terzake ce lundi soir, consacrée à la nouvelle impasse dans laquelle est plongée la formation d'un gouvernement fédéral. Le leader de la N-VA a dit que son parti et le PS semblaient d'accord pour reconnaître que la Belgique était devenue "ingouvernable" et qu'une "transformation fondamentale" s'imposait. Mais au lieu de prendre les problèmes à bras-le-corps, le président du PS, Paul Magnette, a "tourné le dos",  a commenté le président de la N-VA. "Je ne me prépare pas à de nouvelles élections. Je vois la réalité comme elle est. Ce pays a besoin d'un changement fondamental et pour ce faire, les plus importantes forces politiques de Flandre et de Wallonie sont requises. Nous étions arrivés à un point où nous nous étions dit cela. Mais au lieu de s'attaquer aux problèmes, le PS a tourné le dos", a expliqué M. De Wever à propos de la tentative de Koen Geens (CD&V), en tant que missionnaire royal, de rapprocher le PS et la N-VA.

Selon Bart De Wever, il y avait une "entente" entre les trois partis selon laquelle le pays était devenu "ingouvernable" et qu'il était "insensé" de vouloir poursuivre ensemble. La capacité de la Belgique à être administrée s'érode à vue d'œil alors même que des choix importants s'imposent, notamment en termes de budget et du coût du vieillissement. D'après le président des nationalistes flamands, il y avait des textes concrets et un tableau pour le budget sur la table. "Est-ce que tout était résolu? Non. Est-ce que cela pouvait constituer une base pour aller plus loin? Oui."

Pourtant, Paul Magnette "a renié la conviction fondamentale qui était la sienne" et n'a pas osé dire la vérité à sa base. "J'aurais eu le courage de franchir le Rubicon, mais à ce moment-là, Magnette s'en est allé et a mis fin à la mission de Koen Geens de façon méprisable."

Le bourgmestre anversois ne se fait par ailleurs pas d'illusion sur la motivation qui animerait un éventuel gouvernement. Même les partisans d'une coalition Vivaldi (incluant les familles socialiste, libérale, écologiste et le CD&V) se rendent compte qu'ils ne pourront pas aller au-delà d'un travail en surface, juge-t-il.

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