Baromètre: sale temps pour les majorités

 Sale temps...
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Sale temps... - © RUNGROJ YONGRIT - BELGAIMAGE

Le nouveau Baromètre RTBF-La Libre, réalisé par l'institut Dedicated, confirme les tendances enregistrées lors des enquêtes précédentes: la N-VA poursuit sa régression, les partis de la majorité fédérale reculent par rapport au dernier scrutin comme d'ailleurs ceux de la majorité wallonne ou flamande. 

La Flandre

En Flandre, les tendances enregistrées dans les enquêtes précédentes se poursuivent. La N-VA poursuit son recul pour retrouver son niveau des élections de 2010. Les autres formations des coalitions flamande et fédérale souffrent aussi. Les socialistes sont désormais la deuxième force politique flamande, à une distance respectable toutefois des nationalistes.

En fait, c’est toute la gauche flamande qui progresse, le fruit sans doute de la mobilisation sociale contre les mesures du gouvernement Michel. Visiblement, l’aile gauche du CD&V semble le quitter de quoi crisper le parti de Kris Peeters avant un nouveau débat budgétaire et de nouveaux mouvements sociaux.

Le plus important mouvement dans les intentions des électeurs se situent toutefois entre la N-VA et le Vlaams Belang. L’extrême-droite, de sondage en sondage, retrouve les électeurs qui l’avaient quittée pour le parti de Bart De Wever. Voilà qui risque à nouveau de crisper les responsables de la N-VA.

Un CD&V menacé sur sa gauche et une N-VA tiraillée sur sa droite, c’est toute la coalition fédérale qui s’apprête à souffrir.

La Wallonie

En Wallonie, c’est bien simple, les trois principales formations restent en dessous de leur score des élections de mai 2014.

Longtemps fidèle, le Wallon se détourne des partis traditionnels encore un peu plus.

PS, CDH et MR semblent souffrir d’être à la fois dans la majorité d’un côté et dans l’opposition dans l’autre à la différence de la Flandre où les deux camps sont plus clairement identifiés.

Le MR, bien que très présent dans l’actualité fédérale, ne convainc toujours que moins d’un Wallon sur quatre. Il fait même moins bien qu’au dernier scrutin. Le parti de Charles Michel ne peut que parier que sur le long terme pour engranger les fruits éventuels de sa politique.

PS et CDH n’en profitent guère, et c’est sans doute là la seule bonne nouvelle pour les libéraux wallons. Les socialistes semblent avoir arrêté l’érosion. En fait, la mobilisation contre les mesures du gouvernement Michel bénéficient à Ecolo (+1%) et surtout au PTB (+4,2% par rapport à un très bon résultat électoral). L’extrême-gauche serait désormais clairement la 4è force politique de Wallonie.

Avec plus de 48,6% des voix, une coalition " travailliste " PS-PTB-Ecolo serait sans doute majoritaire au Parlement Wallon !

Le Parti Populaire continue à peser à droite du MR tandis que les FDF restent à la peine. Olivier Maingain a du pain sur la planche si il veut percer au sud du pays avec formation " relookée ".

Bruxelles

Bruxelles confirme grosso modo les tendances précédentes : MR et FDF confortent, PS et CDH dépotent.

Les libéraux confirment qu’ils seraient bien la première force de la Région-Capitale, mais ils doivent ce leadership plus à la faiblesse récurrente du PS (-5,4%) qu’à une fulgurante progression propre (+0,3%).

Là où les socialistes wallons semblent avoir stoppé l’hémorragie, le PS bruxellois reste dans les difficultés.

Les FDF bétonnent de sondage en sondage leur position de troisième parti bruxellois là où ECOLO et CDH piétinent.

Le PTB progresse mais reste moins implanté à Bruxelles qu’en Wallonie.

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Fiche technique:

Sondage effectué par Dedicated entre le 9 et 14 septembre auprès de 2865 électeurs (996 en Flandre, 921 à Bruxelles, 948 en Wallonie).

Marge d'erreur maximale ( sur les fréquences proches de 50%): 3,2%

 

 

 

 

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