Baromètre: les Belges rejettent les cumuls entre un mandat politique et un métier

Baromètre: les Belges rejettent les cumuls entre un mandat politique et un métier
Baromètre: les Belges rejettent les cumuls entre un mandat politique et un métier - © Tous droits réservés

Alors que ce jeudi, le Parlement fédéral vote la mise en place d'une commission sur le "kazakhgate" et va donc s'intéresser de près au cumul entre mandats politiques et profession, c'est à une large majorité que les Belges interrogés pour notre baromètre RTBF-La Libre-Dedicated rejettent l’idée que les femmes et hommes politiques puissent cumuler, en parallèle, un métier et un mandat politique. Il ne s’agit donc pas du cumul de mandats politiques, dont on a beaucoup parlé ces dernières semaines en Wallonie. Il s’agit bien d’un cumul entre un mandat politique et un métier, quel qu’il soit.

Les chiffres de notre sondage

Ce rejet est d’autant plus important que le poste occupé par le/la politique est situé au faîte de la politique belge. Ainsi, 73% des sondés sont "plutôt pas" ou "pas du tout d’accord" avec l’idée d’un cumul métier et ministre ou secrétaire d’Etat au fédéral. Le chiffre baisse très légèrement pour les membres de gouvernement régional ou communautaire (72%). A notre connaissance, aucun membre des gouvernements du nord, du centre, ou du sud du pays ne cumule un métier avec son mandat politique. L’un ou l’autre (Paul Magnette, Didier Reynders entre autres) distillent quelques heures de cours à ULB ou l'UCL, mais ça ne va pas plus loin. Les ministres travaillent déjà beaucoup plus que les 38h/semaine…

Près de 7 Belges sur 10 (69%) refusent l’idée d’un cumul métier/mandat pour les parlementaires fédéraux, 68% pour les bourgmestre d’une ville, 65% pour les parlementaires régionaux/de communauté, 60% pour les échevins d’une ville.

Ok pour les bourgmestres et échevins d’une commune

Par contre, au niveau communal, les chiffres s’inversent : 52% des sondés sont "plutôt d’accord" ou "tout à fait d’accord" avec l’idée qu’un échevin, au niveau communal, puisse cumuler mandat et métier, 46% pensent la même chose pour les bourgmestres d’une commune.

Ce cumul-là, lui, est plus commun par les élus locaux. Il est vrai, par ailleurs, qu’un certain nombre de communes, trop petites, ne représentent pas réellement un emploi à temps plein.

Quelles différence nord-sud ?

Minimes. Flamands et Wallons sont un peu plus sévères que les Bruxellois sur le non-cumul.

Pourquoi ce rejet ?

Les sondés pouvaient donner plusieurs raisons pour justifier leur rejet. A 45%, les Belges estiment "qu’un mandat politique, c’est un métier à part entière qui nécessite de s’y consacrer à temps plein si on veut bien faire". 42% des sondés estiment qu’un cumul "peut créer des conflits d’intérêt." 35% pensent que "si on se lance en politique, c’est pour s’y consacrer à 100%." et qu’on "ne peut pas efficacement exercer une activité politique et une activité professionnelle."  

 

 

Sondage effectué par Dedicated, via internet, du jeudi 24 au lundi 28 novembre 2016, sur un échantillon de 2813 électeurs belges. La marge d'erreur maximale est de 1,8% sur l'échantillon total pondéré. 

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