Baromètre La Libre/RTBF: Elio Di Rupo et Bart De Wever indéboulonnables

Baromètre La Libre/RTBF: Elio Di Rupo et Bart De Wever indéboulonnables
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Baromètre La Libre/RTBF: Elio Di Rupo et Bart De Wever indéboulonnables - © Tous droits réservés

Nouvel épisode du Baromètre la Libre/RTBF qui se penche ce vendredi sur la popularité des hommes et femmes politiques du pays. L'épisode qui intéresse sans doute le plus les intéressé(e)s même si ils/elles ne l’avoueront jamais. En tête de ces classements, tant Elio Di Rupo à Bruxelles et en Wallonie que Bart De Wever en Flandre, semblent plus inamovibles que jamais.

La libération de Michelle Martin et le débat sur les peines incompressibles ainsi que la rentrée scolaire et les problèmes d’inscriptions, surtout à Bruxelles, ont dominé l’actualité de la période concernée par le sondage (du 27 août au 2 septembre).

Une période qui n’a cependant pas bouleversé les cotes de popularité des hommes et femmes politiques du pays. Les scores des ténors restent extrêmement stables, ce dans toutes les régions du pays.

Voici donc ce que les sondés ont répondu à la question : "pour chacune des personnalités suivantes, voulez-vous nous dire si vous souhaitez le/la voir jouer un rôle important dans les prochains mois?".

Flandre : Bart De Wever ne perd pas un gramme de popularité

Si vous ne devinez pas qui est l’homme politique le plus populaire de Flandre c’est que vous ne suivez plus la politique depuis des années. Depuis le 13 juin 2010 exactement, lorsque Bart De Wever, président de la N-VA, a flirté avec les 800 000 voix de préférence.

Depuis lors, sondages après sondages, l’hyperpopularité de l’Anversois ne fait que se confirmer. Aucune érosion, que du contraire, la seule chose qui baisse chez le fer-de-lance des nationalistes c’est sa courbe de poids. Avec son score de 44%, l’ex-informateur royal reste tout simplement à son niveau. Loin au-dessus des autres.

En effet, Johan Vande Lanotte, son dauphin, récolte un score certes honorable de 22% mais qui fait pâle figure face au leader du classement. Derrière le socialiste ostendais, on retrouve le ministre-président flamand CD&V Kris Peeters avec 21% et seulement ensuite Elio Di Rupo.

Le Premier ministre, malgré ses efforts de séduction à l’égard du nord du pays, accuse un net recul et retombe à 20%. Une cote qui le place en quatrième position d’un classement dont il était encore deuxième en mai dernier avec 24%.

Malgré son absence de la scène politique belge, c’est Yves Leterme (CD&V), le secrétaire-général adjoint de l’OCDE, qui ferme le top 5 flamand avec une note stable à 19%.

Bruxelles : le podium Di Rupo-Picqué-Milquet reste en place

Aucun mouvement notable non plus en tête des "charts" politiques dans la capitale. Le Premier ministre reste on ne peut plus solidement arrimé à sa première place avec son score de 45%. A l’image de Bart De Wever, il relègue lui aussi ses concurrents (très) loin derrière lui.

Alors que le MR (séparé du FDF) est redevenu le premier parti à Bruxelles, on retrouve cependant trois socialistes et une cdH dans le top 5 de la capitale. Derrière le chef du gouvernement, on retrouve en effet, dans l’ordre, le ministre –président bruxellois Charles Picqué (PS, 29%), la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (cdH, 28%) et la ministre des Affaires sociales Laurette Onkelinx (PS, 24%).

Le premier libéral du classement pointe à la cinquième place. Il s’agit évidemment du néo-Ucclois Didier Reynders. Le ministre des Affaires étrangères fait preuve d’une remarquable stabilité puisque son score de 22% se maintient depuis le sondage de février dernier.

Notons qu’Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwé-St-Lambert et président du FDF, connaît une perte sèche de popularité (-4%) et sort ainsi du top 10 Bruxellois. Il est désormais à la 11ème place avec un score de 15%.

Wallonie : plus d’un Wallon sur deux fait toujours confiance à Elio Di rupo

53%. La cote de popularité d’Elio Di Rupo en Wallonie reste exceptionnelle. Cependant, elle semble s’éroder quelque peu puisqu’elle était encore de 56% en mai dernier.

Pas de quoi laisser espérer aux autres de le détrôner cependant. Le premier ministre a creusé sur ses poursuivants un écart encore plus abyssal que Bart De Wever en Flandre.

Avec une cote de 21%, sa dauphine, Joëlle Milquet, accuse quelque 32% de retard sur le leader incontesté du classement. La ministre de l’Intérieur conserve sa deuxième place malgré un recul de 2% par rapport au sondage de mai 2012.

Elle est talonnée de très près par le candidat maïeur de Charleroi, Paul Magnette. Le ministre socialiste des Entreprises publiques réalise en effet également un score de 21% (et connaît lui aussi un léger recul avec -1%).

Comme à Bruxelles, Didier Reynders ferme le top 5 (avec une cote de 20%). Et comme à Bruxelles, le libéral est précédé par trois socialistes et une cdH. C’est en effet Rudy Demotte (PS), le ministre-président wallon qui complète le tableau de ces cinq personnalités politiques les plus populaires de Wallonie, avec un score de 20% également.

On notera encore la nette chute de popularité du président du cdH, Benoît Lutgen, il est vrai peu présent dans les médias. Le président des Humanistes sort de ce top 5 pour se retrouver en huitième position, avec 16% (en perte de 4% par rapport au sondage de mai).

Pour rappel, ce sondage a été effectué par Dedicated Research via internet entre le 27 août et le 2 septembre. Il porte sur un échantillon de 2707 électeurs belges (902 en Flandre, 901 à Bruxelles et 904 en Wallonie).

La marge d’erreur est d’environ 3,3%.  

Julien Vlassenbroek

Pour consulter les résultats complets, rendez-vous dans La Libre de ce samedi

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