Barbara Gandolfi, l'amie de Jean-Paul Belmondo se défend

L'acteur Jean-Paul Belmondo est actuellement mêlé, à titre de simple témoin, à une sombre affaire d'escroquerie. Celle-ci concerne Frédéric Vanderwilst,  l'ex-compagnon de Barbara Gandolfi, une jeune femme de 32 ans et actuelle compagne de "Bébel".

Avec son compagnon d'alors, très actif tant dans les affaires que dans le monde de la nuit et les clubs de rencontres, Barbara Gandolfi menait grand train. Un train de vie qui suscita d'ailleurs la curiosité de la justice, car les revenus déclarés de Frédéric Vanderwilst semblent loin d'y pourvoir. Le parquet de Bruges enquête depuis deux ans sur des flux d'argent jugés suspects sur les comptes des sociétés de Frederic Vanderwilst.

Jean-Paul Belmondo entendu à Paris

Dans le cadre de ses investigations, la justice belge s'est intéressée à un prêt de 200 000 que l'acteur aurait consenti  à la demoiselle.  Mais un prêt qui n'aurait jamais été concrétisé, selon l'avocat de l'acteur. « C'est une non-affaire. Aucune somme n'a été versée par Jean-Paul Belmondo", qui n'est même "pas plaignant et n'est concerné en rien", soulignait la semaine passée Me Michel Godest. Le procureur du Roi de Bruges, Jean-Marie Berkvens, confirme : lorsqu'il a été auditionné la semaine dernière à Paris, Jean-Paul Belmondo a "facilement fourni toutes les explications souhaitées" aux policiers.

Contre-attaque

Ce mardi, Barbara Gandolfi et son partenaire en affaires, Frederic Vanderwilt, ont déclaré lors d'une conférence de presse à Ostende qu'ils estiment que

leurs droits ont été bafoués et que Jean-Paul Belmondo a été intimidé par la justice. L'acteur français n'était pas présent lors de la conférence de presse mais rejoint totalement leurs déclarations, ont indiqué les deux protagonistes. Ces déclarations ont eu lieu après que la justice ait mené une perquisition chez eux, ait saisi plusieurs biens et bloqué leurs comptes bancaires.

Cartes sur table

"Frédéric et moi sommes partenaires en affaires et il est le père de mes deux enfants. Nous estimons que les déclarations de la justice ont galvaudé notre vie privé et voulons dès lors jouer cartes sur table", a asséné la jeune femme.

Ils ont énuméré leurs activités. "Je m'occupe de la gestion de deux discothèques à Ostende et Courtrai et d'un club échangiste à Renaix", a expliqué Mme Gandolfi. "Je suis surtout actif à Dubai dans la vente et la location de voitures de luxe, de distributeurs automatiques de boissons... Nous travaillons en toute transparence, mais certaines personnes remettent notre manière de travailler en cause", a déclaré pour sa part M. Vanderwilst.

Le duo d'affaires se montre particulièrement critique vis-à-vis de la justice. "Ils n'ont pas reçu de copie de leurs déclarations, pas de procès-verbal de la saisie des biens et pas d'informations et droit de regard sur leur dossier, mais ils n'ont également pas été soupçonnés", a indiqué leur avocat, Daniel Dumont.

Droits bafoués

Barbara Gandolfi et Frederic Vanderwilt estiment que leurs droits ont été bafoués par les déclarations faites par la justice lors de l'interrogatoire de Jean-Paul Belmondo. "Tout ce dossier n'a pour but que de faire le procès de notre façon de vivre. Nous n'avons aucun problème avec le contrôle, mais bloquer nos comptes, cela va trop loin", a expliqué Mme Gandolfi.

En ce qui concerne le prêt de 200.000 euros que l'acteur français lui aurait accordé, elle précise que "l'argent servait pour un projet d'affaires. Il n'y a en effet pas de cash-flow abondant dans notre entreprise. En raison de l'intervention de la justice de Bruges et de toute l'agitation autour, ce prêt n'a pas eu lieu. Nous ne savons pas pourquoi on nous ennuie avec ça. Peut-être est-ce par jalousie ou parce que Frederic vient de Wallonie et réussit en Flandre".

(T. N. avec Belga)

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