Bandes urbaines: l'asbl Ba Ya ya veut un diagnostic précis

L'asbl, qui ne reçoit aucun subside de fonctionnement, demande de revoir les politiques d'intégration menées en Belgique, en tenant compte de l'expertise des associations de terrain. Ba Ya Ya reconnaît que des réponses institutionnelles sont fournies pour faire face au phénomène des bandes urbaines. "Mais il n'y a pas de remède sans bon diagnostic", ajoute-t-elle.

Elle demande de tenir compte de la spécificité de la jeunesse originaire d'Afrique subsaharienne, en raison des problèmes identitaires vécus par ces jeunes et de l'intensité de la violence exercée par des groupes de jeunes subsahariens.

Pour l'asbl, les faits de violence attribués en région bruxelloise à des bandes urbaines sont commis en réalité par des groupes de jeunes issus d'un même quartier. Elle réfute le terme de "bande"' qui suppose une constitution autour d'un objectif délictueux, un recrutement par compétence et une hiérarchisation, et qui ne correspondrait pas à la réalité du terrain.

Après avoir constaté que la violence exercée par les groupes de jeunes subsahariens était essentiellement intra-ethnique, l'asbl émet l'hypothèse que cette violence est induite par un problème d'identité communautaire et qu'elle représente une forme d'automutilation.

Ba Ya Ya a comptabilisé onze décès depuis 2002 dans l'arrondissement judiciaire de Bruxelles liés aux agissements de groupes et s'inquiète de l'évolution du phénomène, cinq personnes ayant été tuées cette année.

(Belga)

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