B. De Wever: gouverner sans le PS, "pour l'instant c'est presque impossible"

Bart De Wever sur la démission de Vanackere: "Je n'y comprends rien"
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Bart De Wever sur la démission de Vanackere: "Je n'y comprends rien" - © Tous droits réservés

Lors de son passage (très attendu) au Cercle de Lorraine ce mercredi, le leader nationaliste Bart De Wever s'est exprimé sur sa perception de l'avenir du pays mais également sur la récente démission du ministre des Finances Steven Vanackere, suite à des révélations de la N-VA relatives au dossier ACW/Belfius. il était également l'invité de Face à l'Info sur la Première, que vous pouvez retrouver ci-dessous en intégralité.

Au micro d'Eddy Caekelbergh, Bart De Wever a tenté d'expliquer sa réticence à rencontrer la presse, francophone en particulier. "Parfois la portée d'un mot vous échappe un tout petit peu et on peut avoir des conséquences et lancer des polémiques sans le vouloir", dit-il. Cette réticence à parler aux médias francophones, c'est aussi en quelque sorte la traduction de son concept des deux démocraties: "Je ne vois pas comment on peut constater autre chose, quand il n'y pas d'opinion publique, quand on n'a pas de presse unifiée, pas de parti national, comment peut-on parler d'une seule démocratie ? Ça n'existe nulle part au monde."

"Si on veut vraiment avoir un changement de l'opinion publique en Wallonie, il faut d'abord organiser l'autonomie. Quand on doit prendre son sort en mains, quand on doit assumer certaines responsabilités, quand la solidarité devient conditionnelle, je crois qu'on va voir un changement dans l'opinion publique aussi. Et sans cette évolution dans l'autonomie, je ne crois pas que je pourrais jouer un rôle utile dans le jeu francophone", expose Bart De Wever. Et puis cet aveu : "Former un gouvernement sans le PS, pour l'instant c'est presque impossible, on a essayé une fois, en 2007".

Au Cercle de Lorraine, il reparle de la démission de Steven Vanackere 

Il n'est un secret pour personne que le dossier ACW/Belfius, dont les secousses ont mené à la démission du ministre des Finances Steven Vanackere, a pris les proportions que l'on sait suite à des révélations de la N-VA.

Pourtant, Bart De Wever, chef de file du parti nationaliste, semblait s'étonner des conséquences qu'ont entraînées les révélations de son parti. "Nous n’avons même pas dit qu’il avait fait quoi que ce soit qui mériterait de démissionner, donc je n’y comprends rien", a affirmé Bart De Wever face au Cercle de Lorraine.

"Normalement si un ministre a des questions très critiques, il donne des réponses et après on juge s’il peut encore fonctionner ou non. Ici, j’ai l’impression qu’il n’a même plus voulu se battre même avant de donner les réponses. Or je pense qu’il a les réponses", a encore ajouté l'élu anversois.

"Je pense qu’il est sincère, je suis convaincu sincèrement qu’il n’a pas menti, parce que je ne le connais pas comme ça. Je le connais du temps du cartel, je l’ai toujours connu comme un homme de qualité. Mais je ne partage pas beaucoup de points de vue avec lui, parce qu’il est MOC et moi pas tellement", a encore ironisé l'homme politique le plus populaire de Flandre.

Ju. Vl. avec Thomas Gadisseux

Lire ci-dessous les citations les plus marquantes du passage de Bart De Wever au Cercle de Lorraine

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