Aucune nouvelle étude sur la prolongation des F-16 n'est envisagée, annonce Steven Vandeput

Aucune nouvelle étude sur la prolongation des F-16 n'est envisagée, annonce Steven Vandeput
Aucune nouvelle étude sur la prolongation des F-16 n'est envisagée, annonce Steven Vandeput - © Tous droits réservés

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, a exclu mercredi toute nouvelle étude sur la prolongation de la durée de vie des F-16 vieillissants et assuré que plusieurs de ses demandes d'informations adressées à la France sur sa proposition de partenariat stratégique bâti autour de l'avion de combat Rafale sont restées sans réponse.

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"Aucune nouvelle enquête ne sera ouverte sur la prolongation de la durée de vie" des 54 F-16 en service au sein de la composante Air de l'armée, que le gouvernement souhaite remplacer par 34 avions de combat de nouvelle génération pour un montant initial d'environ 3,6 milliards d'euros, a-t-il affirmé en commission de la défense de la Chambre.

"Ce qui a été convenu (au sein du conseil des ministres) et que le Premier (ministre Charles Michel) a voulu dire, selon moi, c'est que toutes les informations des derniers mois seront réunies et seront présentées de manière structurée au gouvernement dans le cadre de la décision finale", a ajouté Steven Vandeput (N-VA).

Ce dossier du remplacements des F-16 a battu toutes les séries Games of thrones ou même la Casa de Papel

Il était interrogé par des députés - principalement de l'opposition - à propos de déclarations en sens divers faites la semaine dernière par Steven Vandeput lui-même, par le Premier ministre et puis par le président de la N-VA, Bart De Wever.

"Au box office des séries de l’été, ce dossier du remplacements des F-16 a battu toutes les séries Games of thrones ou même la Casa de Papel, tellement il y a eu des rebondissements. Même quand on pensait la situation calmée après l’intervention du premier ministre, vous en avez remis une couche contre Le Rafale [offre française], le week-end dernier, votre président estime que le rafale est un avion qui ne vaut rien", a ainsi déclaré Geroges Dallemagne (CDH).

Steven Vandeput a précisé que "l’offre des Français a aussi été analysée sur base des documents reçus comme la lettre de la ministre Parly et la présentation de son cabinet. J’ai demandé à plusieurs reprises d’avoir des informations complémentaires, à l’heure actuelle Je n’ai pas encore reçu de réponses. Le gouvernement doit prendre le temps nécessaire pour décider sur différents aspects."

"Le gouvernement prendra le temps nécessaire", a-t-il dit en assurant que la décision de choix d'un nouvel appareil sera fondée sur différents aspects (le matériel, le partenariat stratégique souhaité avec le pays qui fournira l'avion et les retombées économiques, sous l'appellation d'"intérêts essentiels de sécurité").

Charles Michel avait expliqué que le gouvernement étudierait les arguments en faveur d'une prolongation des F-16 actuels, les offres introduites dans le cadre de l'appel d'offres lancé le 17 mars 2017 - soit le F-35 du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter Typhoon du consortium européen Eurofighter -, mais aussi les informations transmises par le gouvernement français dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique, formulée hors appel d'offres. Cette proposition repose sur l'acquisition du Rafale du groupe Dassault et la participation de la Belgique au développement d'un système de combat du futur franco-allemand.

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