Indemnités de départ: un parlementaire touche jusqu'à 250 000 euros

Illustration: le Parlement wallon, à Namur
Illustration: le Parlement wallon, à Namur - © LAURIE DIEFFEMBACQ

Les élections approchent à grands pas, et certains députés ont décidé de ne plus se présenter devant l'électeur, alors que d'autres ne seront pas réélus. Bref, les différents parlements du pays s'apprêtent à devoir leur payer des indemnités de départ.

Au terme de son mandat, un député a droit à ce qu'on appelle "une indemnité de sortie". Le système est très complexe, et entouré de flou... mais pour faire simple, disons que le montant de cette indemnité est calculé en fonction de la durée du mandat. Durant la première année, la durée de versement de l'indemnité est égale au nombre de mois passés sur les bancs parlementaires. Ensuite, chaque année de mandat engendre le paiement de deux mois d'indemnités, mais avec un maximum de 48 mois de versements.

En clair: un député qui a siégé un mois touchera près de 5 000 euros. Un député qui a atteint au moins 20 ans de mandat touchera, lui, l'indemnité maximale, soit environ 250 000 euros nets, étalés en 48 mensualités.

Alors dans les différents parlement du pays, on anticipe. On se prépare, car il faudra bientôt payer les indemnités des députés qui arrêtent, et celles de ceux qui ne seront pas réélus. De plus, il faudra régler les préavis, à charge des assemblées, de leurs collaborateurs parlementaires qui vont se retrouver sur le carreau.

A Namur par exemple, le Parlement wallon a provisionné 12 millions et demi d'euros dans son budget 2014 pour faire face à ces dépenses exceptionnelles propres à une année électorale.

Rudy Hermans

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