Au PS, les mandataires sanctionnés ne sont pas rares

Les commissions de vigilance du PS ont du travail. Il y en a une par fédération et, en cas d'appel, c'est la commission nationale du parti qui tranche. Le député-bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir, se retrouve, lui, confronté à la commission de vigilance du PS pour avoir rencontré le 5 décembre dernier une délégation de six maires turcs, dont deux sont issus du MHP. Le MHP est un parti nationaliste d'extrême-droite, proche de l'organisation des Loups Gris. Emir Kir réfute la critique, expliquant que ce n'est pas lui qui avait pris l'initiative de les inviter. Dans ce dossier, ce n'est pas la commission de vigilance du PS qui a lancé la procédure, elle fait suite à une plainte d'un militant socialiste qui estime que pour Emir Kir, il y a des précédents. 

Les motifs de sanction ne manquent pas 

Il y a d'abord une panoplie de sanctions. L'exclusion étant, sans surprise, la plus sévère. 

Changer de parti avec son mandat ou, en période électorale, se présenter sur une liste différente que celle reconnue officiellement par le PS, sont des sources d'exclusion. Ne pas reverser au parti la rétribution prévue, provenant de ses mandats ou voter contre une décision prise par le parti peuvent également entraîner une exclusion. 

Ces derniers mois, les exclusions ont surtout porté sur d'autres motifs. En août 2018, avant les élections communales, un échevin de la commune d'Ans a été exclu du parti pour avoir tenu publiquement des propos homophobes. En novembre dernier, un échevin de Waremme a été mis hors du PS pour "des méthodes de gestion publique inadéquate". Et la semaine dernière, Benoît Hons, échevin à Neupré, a lui été exclu pour avoir tenu sur Facebook des propos fustigeant la communauté des gens du voyage. 

Le dossier Publifin a également entraîné des exclusions comme celle d'André Gilles qui a été le président du conseil d'administration de l'intercommunale. Stéphane Moreau avait lui démissionné du PS avant son exclusion.

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