Au MR, on ne veut pas parler d'une "coalition Marrakech"

La nouvelle équipe de Charles Michel est en place, sans de nouveau venu. Il semble clair que les libéraux veulent parler de continuité aujourd'hui. Ceci n'est donc pas un nouveau gouvernement mais un remaniement au sein de l'équipe. Mais comment l'appeler? La N-VA les a qualifié de "coalition Marrakech". Au MR ce matin, à l'entrée du bureau de parti, on préfère parler de "l'Orange-bleue". C'est ce que souligne Sophie Wilmès, la ministre du Budget.

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Pour le député Richard Miller, quand on lui demande si c'est "bye-bye la Suédoise et bonjour Marrakech?", il préfère "Bonjour New-York. C'est à New-York que cela va se faire". Pour lui, l'appellation "coalition Marrakech" a été utilisée de manière péjorative. "Ce qui est important, c'est que la Belgique ait un gouvernement qui continue à travailler sur le socio-économique et que la Belgique remplisse ses obligations internationales".

"C'est un remaniement"

Didier Reynders, le ministre des Affaires étrangères et désormais ministre de la Défense, préfère dire qu'ils sont "dans un gouvernement orange-bleu avec trois partenaires. C'est un remaniement. On a vu malheureusement le départ d'un des partis. On va maintenant essayer de travailler à trois."

Le MR et la N-VA se sont quittés... mais visiblement pas fâchés. "Je regrette le départ de la N-VA parce qu'on n'est plus en majorité" confie Didier Reynders. "Maintenant on va devoir vivre d'une manière assez compliquée, en discutant avec chaque groupe parlementaire".

A quelques mois des élections qui se dérouleront en mai 2019, une stratégie politique se mettrait-elle en place entre les désormais ex-partenaires, le MR et la N-VA? "Pas du tout" répond Willy Borsus. "Je peux vous certifier qu'il n'y a pas d'accord secret, pas d'agenda caché".

Alors, le gouvernement Michel 2 sera t-il un gouvernement affaibli? "En tous cas, c'est un gouvernement minoritaire, son nom le dit bien. Donc, c'est un gouvernement qui va dépendre fortement du parlement" précise Richard Miller. Les membres du MR semblent conscients que, d'ici les élections, il va falloir avancer comme ils le peuvent malgré le fait qu'ils se retrouvent minoritaires. En effet, il n'est pas certain que l'opposition ait fort à gagner à jouer le jeu du gouvernement Michel dans sa nouvelle version...

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