Au Japon, la Flandre utilise encore ses cartes sans Région bruxelloise

Au Japon, la Flandre liquide encore ses cartes intègrant Bruxelles
Au Japon, la Flandre liquide encore ses cartes intègrant Bruxelles - © Tous droits réservés

La Région flamande continue de distribuer des documents reprenant une carte de la Flandre intégrant Bruxelles lors de la Mission économique princière au Japon, a-t-on observé à l'entrée d'un séminaire consacré jeudi aux biotechnologies, à Osaka (centre du Japon).

Le document intitulé "Life Sciences Industry in Flanders" propose aussi en page 36 un classement du capital à risque par entreprise de recherche appliquée. La Flandre y est classée troisième et la Wallonie rangée en fin de tableau, derrière plusieurs pays, et sans chiffre.

Interrogé mercredi, en marge d'une mission économique où il représente l'Etat fédéral, le sénateur Armand De Decker (MR) a tout d'abord insisté sur la qualité de celle-ci et des relations entre ses différentes composantes présentes.

"Mais une telle carte nie la géographie, car 3,5 kms séparent les communes bruxelloise d'Uccle et wallonne de Waterloo alors que Bruxelles est représentée plus haut en Flandre. C'est aussi nier la politique car la Région bruxelloise n'est même pas délimitée alors qu'elle exerce même plus de compétences que les autres Régions", a-t-il commenté.

"Allez, on liquide le stock et on n'en parle plus"

A propos du tableau, M. De Decker évoque une "désinformation grossière" par les chiffres par l'exclusion des données des sociétés actives dans la recherche comme GSK, ou UCB installées en Wallonie et à Bruxelles) sans parler des Spin off de recherche de Louvain-la-Neuve et de Liège.

Il a mis cette obstination sur le compte de la pression du ministre N-VA Geert Bourgeois.

La ministre flamande de la Recherche scientifique, Ingrid Lieten (sp.a), n'a pas voulu s'exprimer en précisant que le document était produit par la FIT (Flanders Export and Trade).

De son côté, la directrice du FIT, Claire Tillekaerts, n'a pas caché un certain agacement, soulignant que le document datait de 2008, mais que "Bruxelles est quand même toujours la capitale de la Flandre, non?".

"Allez, on liquide le stock et on n'en parle plus. On ne va pas recommencer toute cette histoire", a-t-elle conclu.

Belga

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