Au-delà de l'exercice obligé

Au-delà de l'exercice obligé
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Retour sur le 1er mai. Le MR à Jodoigne, le PS un peu partout en Wallonie et à Bruxelles. L'occasion de se retrouver entre soi, avant tout.

Le 1er mai pour les leaders politiques ou syndicaux, c’est un peu un passage obligé, un exercice convenu. C’est l’occasion de retrouver les militants, plus sans doute que dans tout autre rassemblement politique de l’année.

Grand-messe

Chacun y vient pour entendre ce qu’il a envie d’entendre, pour être conforté dans ses choix. Il s’agit plus de rassurer, de réaffirmer que de convaincre. On prêche des convertis, la communication vers l’extérieur ne se fait que par média interposé où finalement on ne juxtapose que les points de vue.

Si le Mouvement Réformateur ne réunit les siens qu’en un seul lieu, le Parti Socialiste multiplie les rendez-vous dans ses 14 fédérations et dans de très nombreuses sections. Il s’agit surtout là de se retrouver " entre soi ", une sorte de fête de famille où on vient par habitude. Il en va de même dans les différentes organisations festives de la FGTB.

L’actualité sociale des derniers mois, c’était bien entendu du pain bénit tant pour les libéraux que pour les socialistes. La Belgique connaît à nouveau un clivage net gauche-droite, pour la première fois depuis 25 ans. On notera d’ailleurs que dans les discours socialistes, il ne fut quasiment jamais question de la gestion des régions où le PS est présent. Seule la situation fédérale prévalait.

Préserver l’avenir

Après de longues semaines d’affrontements, chacun a cette fois évité de prononcer des paroles définitives. On était plus tant au PS qu’au MR dans l’échange d’arguments, dans l’appel à l’autre à changer. C’est Olivier Chastel, président du MR qui souhaite que les régions n’étouffent pas les initiatives du fédéral, c’est Elio Di Rupo, président du PS, qui rappelle qu’ une alternative socialiste forte est la seule manière de ramener de la justice sociale dans notre pays.

Dans chaque camp, on semble avoir compris que le rapport de force actuel ne sera guère modifié, qu’il faut donc préparer l’avenir.

La ligne de front est figée, elle le sera sans doute jusqu’aux communales d’octobre 2018. Chaque camp en a pris conscience et assumera donc son rôle.

Aller au bout de la logique pour le MR, créer une alternative crédible pour le PS. Le début de vastes chantiers.

 

@PhWalkowiak

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