Attentats de Paris: deux "badges d'accès" retirés d'urgence à Brussels Airport

Le premier "badge" désactivé concerne Abdellah Chouaa. Cinquième inculpé du volet belge il a été arrêté le 23 novembre à Ganshoren. Il était bagagiste à Zaventem jusqu'à son arrestation. La justice arrive chez lui suite à la découverte de son numéro de gsm dans la cellule d'un détenu à Namur. L'homme clame son innocence.

La seconde procédure de retrait en urgence concerne l'un des frères de Mohamed Abrini, l'homme aperçu avec Salah Abdeslam avant les attentats et toujours en fuite.

Principe de précaution et droit au travail

Le frère de Mohamed Abrini ne présente pas un profil de radical, il ne figure pas sur la liste de l'OCAM. Jusqu'ici, il travaillait pour une société qui s'occupe d'approvisionner les avions en kérosène. Si la justice n’a rien à lui reprocher, c'est en fonction du principe de précaution qu’il ne pourra plus travailler à l’aéroport. Sur le plan du droit au travail, il ne s’agit pas d’un "interdit professionnel", mais, dans les faits, il ne peut plus accéder à son lieu de travail.

L'homme n'a pas de problème avec son employeur mais vu la spécificité de son travail, il n'est pas certain qu'il pourra être affecté sur un autre lieu de travail. Il dispose d'un droit de recours auprès d'une commission composée de trois magistrats.

Une vingtaine de personnes concernées au cours des trois dernières années

Les badges d'accès aux aéroports sont accordés pour une période de cinq ans. Une commission est chargée d'examiner chaque cas individuel lors de l'octroi du badge ou lors de sa prolongation. Police fédérale et services de renseignement sont associées à l'enquête de sécurité qui comprend plusieurs volets dont celui lié à la menace terroriste.

En trois ans, vingt personnes ont été "désactivées" en procédure d'urgence à Zaventem, deux personnes à Bierset et un travailleur à Gosselies.

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