Ch. Michel condamne fermement les débordements à la Bourse, B. De Wever s'abstient

Attentats à Bruxelles: Charles Michel condamne fermement les débordements
Attentats à Bruxelles: Charles Michel condamne fermement les débordements - © Belga

"Je demande le respect à un moment de deuil pour tout le pays. Il est tout à fait inapproprié que des manifestants rompent (la période de) recueillement à la Bourse à Bruxelles. Les gens se réunissent pour trouver un réconfort. Je condamne fermement ces débordements", a déclaré dimanche le Premier ministre Charles Michel (MR), à l'agence Belga.

"Nous faisons ce qui est nécessaire avec la police pour renvoyer ces manifestants chez eux. Dans le même temps, nous demandons également à chacun de garder son sang froid et de rester calme afin que la police puisse poursuivre son travail", a ajouté le Premier ministre. 

Pau avant, le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS) avait réclamé une réaction du fédéral par rapport aux débordements de dimanche à la Bourse : " Je suis scandalisé par ce qui se passe, de constater que de telles crapules viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage. Nous avons été prévenus hier de leur venue possible, et je constate que rien n'a été fait pour les empêcher de se rendre à Bruxelles ", a commenté Yvan Mayeur " Je veux en tout cas une réaction du gouvernement fédéral par rapport à cela ", a-t-il ajouté.

Bart De Wever se désolidarise des condamnations

Le président de la N-VA Bart De Wever a choisi dimanche de ne pas souscrire à la déclaration commune des autres présidents de partis flamand Meyrem Almaci (Groen), John Crombez (sp.a), Gwendolyn Rutten (Open VLD) et Wouter Beke (CD&V) condamnant les violences à la Bourse. Afin de ne pas le faire de publicité, précise son porte-parole.

"Plus on accorde de l'attention aux hooligans, plus grands ils se croient", a commenté Bart De Wever qui préfére garder ses distances, selon lui, aussi parce qu'il n'y a pas eu de condamnation commune après les attentats.

Ecolo condamne aussi l'extrémisme

Les écologistes condamnent la récupération d'un moment et d'un espace de recueillement par l'extrême droite : "Nous ne nous laisserons intimider ni par les uns ni par les autres. L'extrême droite, comme l’État Islamique, recherchent division, discorde et chaos. Ce sont les deux faces d'une même médaille. Nous ne céderons de l'espace ni aux uns ni aux autres. C'est bien la voie empruntée par ces milliers d'hommes et de femmes, qui se recueillent chaque jour à la Bourse, qui nous permettra de sortir unis et plus forts d'une telle épreuve".

"Une faute de ne pas avoir arrêté les hooligans à Vilvorde", pour Vincent De Wolf (MR)

Le député-bourgmestre MR d'Etterbeek Vincent De Wolf a jugé dimanche totalement incompréhensible que tout n'ait pas été fait pour arrêter les hooligans extrémistes de droite venus semer le trouble sur le lieu de recueillement des Belges après les attentats de mardi dernier, avant leur arrivée à Bruxelles, et en particulier à Vilvorde.

"Quand on voit que ces gens se rassemblent à deux endroits à Vilvorde, affichant des comportements séditieux, tenant des propos racistes, en violation de la loi sur le racisme et la xénophobie, qu'attend-t-on pour les arrêter au moins administrativement", a commenté M. De Wolf, interrogé par l'agence Belga.

Selon le chef de file libéral, le bourgmestre qui est aussi un représentant du pouvoir fédéral, a le devoir de veiller au maintien de l'ordre public et à la sécurité de la population.

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, et le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur, avaient clairement signifié mardi que toute manifestation serait interdite. En l'occurrence, c'est une "faute évidente" dans le chef du bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, de ne pas avoir fait en sorte que l'on ait pu éviter cet exemple de rassemblement désastreux pour l'image de Bruxelles et de la Belgique, a encore dit Vincent de Wolf.

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