Attentat manqué à Paris: la filière djihadiste de Jumet en lien avec Ines Madani

Ines Madani, la principale suspecte interpellée jeudi dernier à Boussy-Saint-Antoine en France dans le cadre l'enquête sur la voiture chargée de bonbonnes de gaz retrouvée en plein Paris le week-end du 4 et 5 septembre dernier, a été en contact avec la filière djihadiste de Jumet (Charleroi), ont indiqué à l'agence Belga des sources proches du dossier, confirmant des informations rapportées par la RTBF. Le parquet fédéral n'a quant à lui pas souhaité commenter ou confirmer cette information dans l'intérêt de l'enquête en cours en France.

Bilal M. et Albin M. se seraient rendus le 5 janvier 2016 à Paris où ils auraient rencontré Ines Madani. Selon la même source, les enquêteurs belges avaient l'intention d'interroger Ines Madani. Six commissions rogatoires ont déjà été exécutées dans le dossier de Jumet. Plusieurs membres de la filière djihadiste de Jumet avaient l'intention de se rendre en Syrie.

Perquisitions en janvier

En janvier dernier, des perquisitions ont conduit à l'arrestation d'Albin M. et de Nawel Z., un couple de Jumet qui venait subitement de se radicaliser et qui projetait de se rendre en Syrie. Un troisième individu, Bilal M., avait pour sa part reconnu vouloir rejoindre l'organisation terroriste Daesh pour se former au djihad armé et revenir en Europe pour "tuer des mécréants".

Quatre autres personnes sont en détention préventive pour cette affaire. Youssef B., qui aurait apporté une aide aux candidats au djihad, Ahmed O. et Mohamed M. La détention préventive de ces sept suspects a été prolongée ce mercredi par la chambre du conseil. Une mineure est par ailleurs inculpée pour avoir été en contact avec Nawel Z.

 

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