Attentat déjoué contre l'opposition iranienne : la justice anversoise reporte son jugement au 4 février

Durant le procès, la défense de ce dernier avait estimé que la justice anversoise n'était pas compétente pour juger le diplomate.
Durant le procès, la défense de ce dernier avait estimé que la justice anversoise n'était pas compétente pour juger le diplomate. - © AFP

Le tribunal correctionnel d'Anvers a reporté au 4 février son jugement dans le procès d'un diplomate iranien accusé d'avoir projeté un attentat visant un rassemblement d'opposants au régime de Téhéran en France en 2018. Le jugement était initialement attendu le 22 janvier.

Fin novembre, le parquet fédéral avait requis, devant le tribunal correctionnel d'Anvers, 20 ans de prison pour Assadollah A., diplomate iranien, et des peines allant jusqu'à 18 ans et la déchéance de la nationalité belge pour les trois autres prévenus, poursuivis pour leur projet d'attentat contre un rassemblement de l'opposition iranienne en France en 2018.

Nasimeh N. et Amir S., un couple de Belges d'origine iranienne vivant à Wilrijk, près d'Anvers, avaient été interpellés à Woluwe-Saint-Pierre le 30 juin 2018 avec 500 grammes d'explosifs et un détonateur dans leur voiture. Les deux trentenaires se rendaient à une conférence des Moudjahidines du peuple (MEK) à Villepinte, près de Paris.


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Le couple aurait reçu les explosifs d'Assadollah A., un diplomate à l'ambassade d'Iran en Autriche au moment des faits, présenté comme le coordinateur de ce projet et considéré par la France comme téléguidé par le ministère iranien du Renseignement, ce que Téhéran avait vivement démenti.

Durant le procès, la défense de ce dernier avait estimé que la justice anversoise n'était pas compétente pour juger le diplomate, une position également défendue par l'Iran. "Nous avons annoncé à plusieurs reprises et depuis le début que ce tribunal n'était pas qualifié et que le processus judiciaire n'était pas légitime, en raison de l'immunité diplomatique" de M. Assadi, avait ainsi affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence iranienne Isna. "Même si cela aboutit à un jugement, nous ne le reconnaîtrons pas. Il est innocent, et il fait clairement l'objet d'un complot", avait-il ajouté.

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