Asile: Theo Francken répond aux critiques policières et promet un nouveau centre fermé

Pour l'été prochain, Theo Francken veut ouvrir un nouveau centre fermé, avec 300 places
Pour l'été prochain, Theo Francken veut ouvrir un nouveau centre fermé, avec 300 places - © ISOPIX

La nouvelle approche consistant à acheminer les migrants interpellés par les polices locales vers le centre administratif de Steenokkerzeel, "fonctionne bien", a estimé lundi le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) dans "De Ochtend". Il réagissait ainsi aux critiques de Wim Pieteraerens, le chef de corps de la zone de police Kruibeke-Temse, rapportées dans De Standaard. Selon lui, le nombre de migrants a augmenté sur les parkings d'autoroute et ils sont devenus plus désespérés encore. L'arrivée d'un centre administratif à Steenokkerzeel n'est qu'une façade, a-t-il encore ajouté.

"Ce n'est pas mon sentiment", a réagi le secrétaire d'État sur les ondes de Radio 1. "Nous constatons une diminution du nombre de migrants interpellés et signalés depuis l'introduction de notre plan d'action, pas seulement en Flandre occidentale mais par exemple au parc Maximilien."

Un centre bondé... Et un futur centre?

Mi-septembre, le gouvernement a ouvert le centre administratif pour migrants en transit à Steenokkerzeel, comprenant 200 places. Les migrants interpellés y sont amenés, afin d'épargner le volet administratif aux zones de police locale, mais selon Wim Pieteraerens, le centre est complet et la plupart sont relâchés, réapparaissant deux jours plus tard dans les commissariats.

Pour l'été prochain, Theo Francken veut ouvrir un nouveau centre fermé, avec 300 places, a-t-il précisé. "Mais ça ne se fait évidemment pas en un jour, je n'ai pas de baguette magique."

Des barbelés autour des parkings autoroutiers ?

Le secrétaire d'État va prendre contact avec le chef de corps ce lundi. "Il est sur le terrain, donc nous allons voir avec lui ce que nous pouvons faire."

Theo Francken pense notamment à une meilleure sécurisation des parkings autoroutiers, avec des barbelés par exemple.

Il planche également sur une nouvelle campagne de dissuasion, et travaille en étroite collaboration avec le Royaume-Uni.

Archive : Soir Première 11/09/2018

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