Arrivées, départs, origines: Myria dévoile de nouveaux chiffres de la migration en Belgique

Arrivées, départs, origines, la réalité des chiffres de la migration en Belgique
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Les migrants d'aujourd'hui sont-ils différents de ceux d'hier ? Sont-ils plus ou moins nombreux à entrer sur le sol belge ? Et qu'en est-il des Belges eux-mêmes, la tendance est-elle à rester ou à quitter le plat pays ? Des questions auquel le dernier rapport de Myria, le Centre fédéral Migration, offre des réponses chiffrées. Décryptage.

En 2018, 36.129 ressortissants étrangers sont devenues officiellement belges. Un chiffre relativement stable à travers les années, à ceci près que la proportion de femmes dans ces "néo-Belges" a tendance à diminuer. 36.129 personnes, c'est plus ou moins l'équivalent d'une ville comme Binche, mais ça reste une goutte d'eau au regard du nombre d'étrangers qui sont installés sur le territoire.

Au 1er janvier 2018, la Belgique, terre d'accueil, compte 1.259.091 résidents d'origine étrangères. C'est 11% de la population totale. La grande majorité d'entre eux, 67%, sont issus d'un pays membres de l'Union européenne, avec en tête les Français, suivis des Italiens et des Néerlandais. Parmi les ressortissants des pays hors UE, les Marocains devancent les Turques et les Congolais. A noter, en quatrième position, les Syriens, dont l'arrivée sur notre sol remonte au déclenchement de la guerre civile en 2011.

Les immigrés d'hier et d'aujourd'hui

Au fil des décennies, le profil des personnes entrant en Belgique a changé. Si les immigrés en provenance d'un état membre de l'UE restent encore majoritaires, 57%, une proportion croissante provient aujourd'hui de l'Est du continent, en particulier la Roumanie, quand dans le même temps les flux traditionnels de migrants en provenance de France et des Pays-Bas ont tendance à se stabiliser, voire régresser.

A noter, la diminution importante et récente de l'immigration marocaine au profit d'un flux d'étrangers en provenance d’Asie occidentale, Syrie et Afghanistan en tête.

Des arrivées et des départs en hausse

Depuis le début des années 2000, malgré quelques fluctuations ponctuelles, les flux d’arrivées d’étrangers en Belgique indiquent une tendance globale à la hausse. Le nombre d’immigrations enregistré en 2017 affiche une très légère augmentation par rapport à 2016 (+3%), restant néanmoins en dessous du nombre d’immigrations enregistrées en 2011 (140.375).

En parallèle, les départs de ressortissants étrangers de notre sol sont loin d'être négligeables. 81.825 émigrations recensées au cours de l’année 2017, jamais dans l'histoire de la Belgique ce nombre n'a été aussi élevé. Une dynamique de retour vers le pays d'origine plus marqué chez les ressortissants de l'UE que chez les personnes en provenance d'Asie occidentale ou d'Afrique subsaharienne

Le vent du large souffle sur les Belges

En 2017, 37.557 Belges ont quitté le pays, quand 24.100 sont revenus s’installer en Belgique. Contrairement aux personnes de nationalité étrangère, plus de Belges quittent le territoire qu’il n’en rentre. De quoi engendrer un solde migratoire négatif, -13.457 personnes, plus bas niveau observé depuis 2009. Parmi les Belges en partance, ceux qui ont déclaré leur départ plébiscitent les états membres de l'UE comme terre d'accueil, la France largement en tête. Le premier pays, hors UE, à offrir l’hospitalité aux Belges sont les États-Unis.

La migration en chiffres et en droits 2019: le rapport de Myria en intégralité

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