Armée belge : les premières femmes intègrent le groupe des forces spéciales

Le groupe des forces spéciales (SFG) de l’armée belge a intégré les 1res femmes dans ses rangs, au sein d’une "capacité de développement profond" (ou "Deep Development Capability", DDC), a-t-on appris vendredi à l’occasion d’une visite de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, à cette unité d’élite casernée à Heverlee (Louvain).

Cette nouvelle capacité, créée par nécessité opérationnelle, a déjà prouvé son utilité dans les opérations et a obtenu de bons résultats, a indiqué la Défense dans un communiqué – sans préciser où cet engagement avait eu lieu.

La DDC est une capacité de soutien au sein du SFG, capable d’opérer en appui des équipes de forces spéciales. Ses tâches comprennent l’analyse des missions, la conduite d’enquêtes, l’analyse de l’environnement et de données, la prise de contact avec la population locale et l’entretien d’un contact stable, la construction de réseau humain aussi large que possible et l’influence du réseau.

Parfois, les hommes ne peuvent pas intervenir pour des raisons culturelles

Selon la Défense, un théâtre des opérations est multiforme, complexe et n’est pas exclusivement masculin. Il y a donc un besoin opérationnel d’une capacité mixte (des hommes et des femmes) au sein du DDC. Dans les environnements opérationnels, la population locale peut être composée jusqu’à 65% de femmes et d’enfants. C’est une proportion identique de personnes que les équipes de forces spéciales exclusivement masculines ne peuvent approcher pour des raisons culturelles et/ou religieuses.

La composition mixte du DDC résout ce problème, permettant au SFG de mieux se connecter avec l’environnement et la population locale durant ses opérations et donc de les comprendre et de les cerner pleinement, a souligné la Défense.

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