ArcelorMittal: Régions et fédéral unis derrière les travailleurs

Fédéral et Régions, unis pour Arcelor
Fédéral et Régions, unis pour Arcelor - © Bernal Revert (Belga)

Les gouvernements fédéral et wallon ont cherché jeudi soir à présenter un front uni derrière les travailleurs de l'usine sidérurgique liégeoise d'ArcelorMittal en réunissant une première "task force" au cabinet du premier ministre Yves Leterme.

Le but avoué de cette réunion était de coordonner, avec les représentants des travailleurs et le conciliateur social, les outils des différents niveaux de pouvoir, pour une stratégie publique répondant à l'annonce de la fermeture de la phase à chaud à Liège.

Le but de cette réunion d'information et de prise de contacts n'était toutefois pas de trancher immédiatement sur des options concrètes.

A mi-mots, certains reconnaissaient aussi l'importance de présenter un front uni entre travailleurs et pouvoirs publics dans la perspective d'un rapport de force avec le géant mondial de la sidérurgie, s'il fallait le contraindre à assainir le site ou à consentir un plan social.

Mais actuellement, les pouvoirs publics restent dans la perspective d'un abandon de l'outil par ArcelorMittal et de la recherche d'un repreneur.

"L'important est d'éviter les licenciements et d'envisager des alternatives", a souligné la ministre fédérale de l'Emploi Joëlle Milquet (cdH), refusant de se placer d'ores et déjà dans la perspective d'un plan social, où le fédéral a davantage d'outils que les Régions pour intervenir de manière "curative".

La "task force" est appelée à se revoir dans les semaines et les mois à venir.

Le fédéral peut "peser au niveau européen"

"Les patrons d'une entreprise comme ArcelorMittal pourraient être sensibles à l'interpellation du fédéral concernant nos propositions et contre-propositions", dans le cadre de la phase d'information de la procédure Renault, a commenté Jordan Atanazov, secrétaire régional CSC-Metal.

Face à un groupe multinational comme ArcelorMittal, le fédéral peut aussi peser au niveau européen, "qui permet tout et n'importe quoi" en matière de politique industrielle, a ajouté Francis Gomez, leader des métallos liégeois de la FGTB.

A ce titre, le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), a fustigé "l'incapacité de l'UE à élaborer une politique industrielle". Il a rappelé les dossiers Opel et Ford Genk, où le fédéral avait pu intervenir aussi, tout en soulignant que la Région wallonne "restait au coeur" du dossier.

"Si la Région wallonne voit un projet sur lequel travailler, le fédéral peut l'accompagner", a confirmé le vice-premier ministre Didier Reynders (MR).

Belga
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