ArcelorMittal: Jean-Claude Marcourt pense pouvoir trouver un repreneur

La direction d’ArcelorMittal  a annoncé jeudi son intention de fermer la moitié de la phase à froid liégeoise et 1300 emplois sont directement menacés. Mais pour autant, "on n’a pas assisté à la mort du bassin liégeois" estime le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt au micro de Bertrand Henne. "Depuis plus d’un an, ArcelorMittal promet un plan industriel, disant que le froid est stratégique ; jeudi ils ont tombé le masque" poursuit-il. Le ministre socialiste remet ce "drame social" dans le contexte de "la pire crise économique qui soit arrivée et où on constate que l’Europe est restée les bras ballants. Mais nous assistons depuis un certain nombre de mois au transfert de carnets, notamment vers Brême et vers Gand, qui montrent bien qu’il y a une volonté délibérée de détériorer la compétitivité. Je pense qu’il y a un site de trop dans le schéma d’ArcelorMittal et que, pour des raisons peu objectives, c’est Liège qui a été choisi".

"La confiance est rompue"

Jean-Claude Marcourt rappelle que le gouvernement wallon demande régulièrement à la direction d’ArcelorMittal des plans d’investissement : "Rien n’a été fait, la confiance aujourd’hui est rompue. Il leur appartient de démontrer ce qu’ils disent. Sinon ils feraient mieux de partir".

Jean-Claude Marcourt est chargé par le gouvernement wallon de chercher des repreneurs: "Je pense qu’aujourd’hui la stratégie commerciale de Mittal est un désastre. Il n’y a plus aucune agilité dans ce groupe: on est bon pour des très grosses commandes, mais on n’est pas bon pour des nouvelles niches, on n’est pas bon pour des petits volumes. Or les outils qui sont là permettraient d’avoir une stratégie dans ce sens et manifestement d’autres industriels pourraient être intéressés". Jean-Claude Marcourt se donne deux mois pour trouver un repreneur, a-t-il aussi déclaré sur Bel RTL. Il veut croire qu'ArcelorMittal acceptera de céder les sites délaissés. "Sinon ce sera un mensonge supplémentaire", selon lui.

A.L. avec B. Henne

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