ArcelorMittal: Charles Michel plaide pour "une union sacrée politique"

"Je refuse la fatalité" a déclaré à plusieurs reprises Charles Michel à propos d'ArcelorMittal
"Je refuse la fatalité" a déclaré à plusieurs reprises Charles Michel à propos d'ArcelorMittal - © RTBF

Invité de Matin Première ce jeudi, le président du MR a plaidé pour "une union sacrée politique" dans la gestion du dossier ArcelorMittal. "Je refuse la fatalité", a-t-il répété à plusieurs reprises. Il a aussi longuement vanté les priorités et les engagements du parti libéral pour les élections communales tout en égratignant son concurrent direct, le PS.

"Moi je refuse la fatalité. Il y a manifestement une entreprise qui ne respecte pas des engagements et je pense évidemment aujourd'hui à l'angoisse des familles. Dix milles familles potentiellement concernées par un éventuel drame social et je refuse cette fatalité", a déclaré Charles Michel rappelant que par le passé, il y a eu une mobilisation politique massive, y compris au niveau européen, pour maintenir l'activité automobile en Belgique. 

Le président du MR plaide dès lors pour "une union sacrée politique", sans "querelle politicienne". "Le dossier est délicat et dangereux", reconnaît-il, il faut développer un "patriotisme wallon et belge pour soutenir les travailleurs en danger". Mais dans tous les cas, il faut reprendre le dialogue, dit-il, "chacun doit prendre ses responsabilités".

Quant à savoir s'il faut nationaliser la sidérurgie, il ne répond pas vraiment prétextant qu'il ne veut pas, par presse interposée, "compliquer les éléments du dossier" mais "nous ne devons rien exclure", a-t-il dit.

La pique envoyée au PS

Parmi les priorités et les engagements du MR pour les élections communales, la sécurité. Un thème sur lequel "seul le MR est constant depuis des décennies", affirme Charles Michel. Et quand Bertrand Henne lui fait remarquer que le PS axe également sa campagne sur la sécurité, il répond : "Je souhaiterais des actes de la part du PS plutôt que des discours à quelques semaines des élections. Vous savez, j'ai regardé dans mes archives, il y a six ans quelques semaines avant les élections communales, on a eu droit a la même déclaration du PS. Mais je vois simplement dans les parlements et les gouvernements, lorsqu'il s'agit de faire avancer, non pas des discours mais des décisions pour aller vers des résultats en matière de sécurité, ben c'est souvent le MR seul, c'est vrai avec des partis néerlandophones qui sont plus mobilisés sur le sujet, mais côté francophone, nous sommes rarement soutenus pour donner véritablement les moyens à une politique de sécurité efficace".

Pour le reste, le MR jure que son parti n'a conclu aucune alliance privilégiée avec qui que ce soit tout en déclarant que "dans l'immense majorité des cas, le MR va aux élections les mains libres".

En faveur d'"une modernisation de la fiscalité"

Les intérêts notionnels se sont également invités à la table de discussions. Faut-il, comme le dit Bruno Colmant, les remplacer progressivement par une fiscalité axée sur les investissements productifs ?

"Je suis favorable à une modernisation et donc à une réforme de la fiscalité sur les entreprises et le travail", a-t-il sans vraiment répondre à la question. Et d'ajouter : "Je veux une fiscalité qui encourage beaucoup plus les petites entreprises. Il s'agit de ne pas mettre en péril les investissements faits en Belgique et en même temps d'aller vers moins de taxes qui pénalisent le développement économique et la création d'emploi".

 

C. Biourge

 

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