Aquiris "dénonce" une "nouvelle pollution" de la Senne

Aquiris signale avoir repéré visuellement des boues polluantes dans le cours d'eau, et insiste: nous n'avons rien avoir avec cette pollution-là, elle pourrait provenir de la station sud.
De leur côté, la station sud, la police de l'environnement, et la société régionale de gestion de l'eau affirment n'avoir rien constaté d'anormal.

"Il faut espérer que l'information diffusée par Aquiris (...) n'est pas destinée à masquer un dysfonctionnement de la station d'épuration nord que gère ce consortium", a commenté mercredi soir le cabinet de la ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytebroeck.

Dans son communiqué de presse, Aquiris a indiqué avoir informé les autorités régionales d'"une pollution importante des eaux de la Senne, en amont de la station de Bruxelles Nord". La société demande "une inspection et d'identifier la provenance exacte de cette pollution".

A la région, la ministre de l'Environnement réagit: rien à signaler, selon elle. "J'ai lu effectivement l'information d'Aquiris qui nous dit qu'il y a une pollution avec rejets de boues dans la Senne du côté de la station Sud. Alors vous pensez bien qu'on n'a pas attendu et que tant la SBGE que Bruxelles-Environnement se sont rendus sur place cet après-midi; et ils n'ont rien constaté". La ministre Ecolo poursuit: "On aura évidemment des analyses plus fines dans 48 heures, mais en tout cas aujourd'hui ils n'ont rien constaté qui soit dramatique comme pollution. Donc je m'interroge quand même par rapport à ces affirmations d'Aquiris aujourd'hui."

Comme le président de la SBGE, Philippe Debry l'avait fait un peu plus tôt, le cabinet d'Evelyne Huytebroeck avait souligné dans le courant de l'après-midi que le courrier d'Aquiris tendait plus précisément à imputer la responsabilité d'une telle pollution à la station d'épuration sud. Le cabinet de la ministre a par ailleurs fait observer que la station d'épuration nord traitait les eaux des collecteurs d'égouts de la capitale, mais pas de la Senne dans laquelle elle rejette par contre les eaux qu'elle est censée assainir.

"Nous ferons procéder à toutes les analyses de qualité des eaux qui s'imposent, mais s'il s'avère que la démarche d'Aquiris relève de l'intoxication, le consortium devra payer les frais engagés", y a-t-on enfin précisé.

Myriam Baele avec T.N. et Belga

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