Après Paul Magnette et Bart De Wever lundi, le Roi recevra MR, Open Vld et SP.A mardi

Le président du PS Paul Magnette et Bart De Wever ont été reçus par le Roi lundi. Ces deux consultations ont été les seules de la journée. Mais dès ce mardi, le Roi rencontrera les négociateurs et présidents d’autres partis : à 9h30 Sophie Wilmès pour le MR, à 10h30 Gwendolyn Rutten pour l’Open VLD et à 11h30 John Crombez pour le SP.A.

Pas de traces pour l’instant des verts ou des chrétiens-démocrates dans le programme royal. Quoi qu’il en soit, il s’agit pour le Roi de connaître la position des uns et des autres et surtout savoir si d’autres pistes de solutions sont envisageables.


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Car cela semble à présent certain, l’option d’un rapprochement PS-N-VA a du plomb dans l’aile. Ce lundi en début d’après-midi, le Roi a reçu les préformateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA), eux qui étaient justement chargés d’œuvrer à ce rapprochement ont demandé à être déchargés de leur mission, un constat d’échec donc. Dans un communiqué, le Palais a expliqué que "le Roi tient sa décision en délibéré et entame des consultations." Officiellement, les préformateurs ne sont pas encore déchargés de leur mission.

L’Open VLD ou le CD&V à la rescousse

Face à un tel nœud, quelle sera la décision finale du Roi ? Si l’on n’est jamais à l’abri d’une surprise ou d’un sursaut de créativité du côté du Palais, le Roi devrait trouver une personnalité à même de prendre le relais et faire avancer les choses. Et là, tous les yeux se tournent vers l’Open VLD ou encore le CD&V. Aucun de ces deux partis n’a été associé aux précédentes étapes d’information ou de préformation du gouvernement contrairement au S.PA (Johan Vande Lanotte), au MR (Didier Reynders) au PS (Rudy Demotte) et à la N-VA (Geert Bourgeois).

La N-VA n’est pas la seule voie possible, l’arc-en-ciel est aussi une option

Mais trouver la personnalité providentielle ne suffira pas à sortir de l’enlisement. Il faut aussi savoir quoi faire, quelle piste creuser pour avancer. Les prochaines déclarations des présidents de la N-VA et du PS seront scrutées avec attention mais là aussi il semble y avoir peu de suspens.

Sur la Première, ce soir, le chef de groupe PS à la Chambre, Amhed Laaouej annonce déjà la couleur. Le PS n’entend pas brader ses engagements explique-t-il. Il plaide pour la formation d’un gouvernement arc-en-ciel, donc sans la N-VA : "Il faut rapprocher les points de vue entre des gens qui veulent donner un avenir aux pays, qui ne veulent pas se lancer dans une aventure institutionnelle, qui ne sont pas séparatistes, qui veulent assurer une relance de l’économie et qui veulent de la justice sociale. Sur cette base on peut travailler. Mais la N-VA est un parti qui est dans la négation de l’idée même de Belgique."

Mais pas sûr que toutes les formations, notamment en Flandre, soient aussi promptes que le PS à rompre les discussions avec les nationalistes flamands. D’autant qu’une configuration arc-en-ciel serait très minoritaire en Flandre

Le casse-tête est donc loin d’être terminé.

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