Après les inondations, que reconstruira-t-on et à quel endroit ?

Quinze jours après les inondations qui ont ravagé de nombreuses habitations dans 202 communes wallonnes, certains s’interrogent sur les futures reconstructions.

Faut-il reconstruire les maisons endommagées ou détruites sur leur emplacement d’origine ? A Chaudfontaine, le bourgmestre se pose la question.

Rendre au cours d’eau un espace suffisant pour les futures crues

Après qu’il a tout perdu, est-il raisonnable de laisser un propriétaire dont le bien était situé en zone inondable reconstruire au même endroit? Certains élus locaux comme le Bourgmestre de Chaudfontaine, Daniel Bacquelaine (MR), n’excluent pas de recourir à une procédure d’expropriation.

Pour Daniel Bacquelaine, chaque situation est particulière mais si l’intérêt général le justifie, une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique pourrait être envisagée. "Je pense que l’intérêt général veut qu’on trouve des endroits en bord de rivière que l’on puisse élargir, de telle sorte que cela ralentisse les crues à l’avenir", explique Daniel Bacquelaine. Le Bourgmestre de Chaudfontaine estime que pour cela, il faudrait travailler avec la Région wallonne.

L’idée serait de modifier l’urbanisme en éloignant les habitations des zones inondables pour qu’à l’avenir, les rivières qui connaissent d’importantes crues débordent en menaçant moins les habitations. Si le Bourgmestre de Chaudfontaine souhaite travailler en ce sens avec la Région wallonne, c’est parce que s’il faut exproprier des habitants, c’est au pouvoir "expropriant" de payer une indemnité au propriétaire du bien.

Convaincre les propriétaires, les indemniser et leur fournir une alternative

L’objectif serait que personne ne soit perdant. "Beaucoup de propriétaires souhaitent rester vivre dans le cadre de Vaux-sous-Chèvremont ou de Chaudfontaine", explique Daniel Bacquelaine. Donc, si l’on exproprie pour éloigner les habitations du lit des rivières, "cela doit se faire en concertation, de telle sorte que ces gens ne se retrouvent pas à la rue, sans aucune alternative", estime Daniel Bacquelaine.

A Chaudfontaine, la plupart des maisons construites en zone inondable l’ont été il y a plus de 50 ans, à un moment où les règlements d’urbanisme n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Les zones inondables d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier. La phase de reconstruction qui s’ouvre actuellement, après les intempéries de la mi-juillet, offre l’opportunité de procéder aux adaptations nécessaires. Sera-t-elle saisie ? Et comment ?

Sur le même sujet...

JT du 25/07/2021

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK