Après le Népal, les secouristes de B-Fast défendent leur organisation

Après le Népal, les secouristes de B-Fast défendent leur organisation
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Après le Népal, les secouristes de B-Fast défendent leur organisation - © Tous droits réservés

Dans une lettre publiée ce lundi, les "B-Fasters" soutiennent et défendent l’organisation, une organisation critiquée après l’échec de sa mission au Népal. Sur le plateau du JT de 13h, le docteur Pierre Todorov se dit perplexe quant au délai qu'ont pris les responsables pour envoyer la mission B-Fast au Népal: "Il y a eu une mauvaise décision".

B-Fast est au centre des discussions, ce lundi, en commission des Affaires étrangères à la Chambre.

Après sa mission écourtée du mois dernier au Népal, l’équipe de secouristes belges ont déjà fait l'objet de nombreuses critiques, des critiques du monde médical, mais également politique. Mais en ce début de semaine, plus de 160 secouristes de B-Fast, 200 ce lundi, (sur 300) écrivent une lettre pour défendre leur organisation.

Ils affirment tout d’abord leur soutien à Geert Geens, le coordinateur du SPF Santé Publique qui a essuyé les principales critiques. Selon ces volontaires B-Fast, il a mené cette mission d’une main de fer, comme il le fallait et, depuis des années, il contribue à l’efficacité de l’équipe.

Les signataires affirment aussi que B-Fast a respecté et exécuté au mieux de ses capacités la mission au Népal. L’équipe a respecté les demandes de la Belgique, du Népal, des Nations-Unies et de la Commission Européenne.

Mais les volontaires de B-Fast souhaitent aussi tirer des leçons de cette mission au Népal.

"Trop is te veel"

Invité sur la plateau du Journal télévisé de 13 heures, le docteur Pierre Todorov, membre de B-Fast, dit sa perplexité sur le timing de la décision d'envoyer une mission au Népal : sans doute trop tard pour retrouver des survivants, avec maîtres-chiens et moyens de déblaiement, et avec des moyens inadéquats, c'est à dire sans hôpital de campagne.

"Trop is te veel. On a vraiment l'impression de servir de bouc émissaire à des jeux politiques et éventuellement à masquer l'incapacité de certains à prendre des décisions".

"Cela a été décidé trop tard, même si à ce moment là les heures passent vite. (...) Il y a eu une mauvaise décision", estime-t-il.

Est-ce une erreur ou faute politique ? Ce sera à l'audit et à la Commission de la chambre de le dire, conclut-il, pointant que parmi les quatre ministères (Intérieur, Affaires étrangères, Santé et Défense) détenant le pouvoir de décision, deux sont aux mains de la N-VA.

"Il ne faut pas jeter B-Fast, une structure originale qui allie gouvernemental et hôpitaux, la compétence et la volonté. On peut espérer un sursaut de courage politique pour ne pas rayer B-Fast de la carte, car ce serait une grande perte pour la réputation de la Belgique à l'extérieur puisqu'on plus facilement reconnu à l'extérieur que chez soi".

Tirer les leçons

Une évaluation interne a toujours lieu après chaque intervention. Les équipes de B-Fast espèrent que le gouvernement s’engagera à coordonner d’une façon plus rapide, plus cohérente, plus adéquate les prochaines demandes d’aide internationale qui seront adressées à la Belgique. Les volontaires se questionnent aussi sur le départ tardif et le choix de ne pas partir avec un hôpital de campagne, comme cela se fait habituellement.

Enfin, les signataires rappellent également que B-Fast est une Organisation respectée au niveau mondial. Ils sont décrits comme des partenaires fiables par l’OMS, l’Organisation Mondiale pour la Santé.

B-Fast met aussi en avant les succès d’autres missions comme le tremblement de terre en Haïti en 2010, le cyclone aux Philippines, ou encore l’épidémie Ebola.

RTBF

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