Après l’éclipse Covid, Municipalia, le salon des mandataires, rouvre ses portes à Marche

Le salon des mandataires, Municipalia, fait son retour à Marche. L’an dernier, mesures sanitaires obligent, les organisateurs avaient dû renoncer à organiser la manifestation. Ces jeudi et vendredi, les municipalistes vont y retrouver une occasion d’échanger après deux années marquées par les crises qu’ils ont dû gérer tant bien que mal.

Au four et au moulin

Ils se sont parfois plaints de devoir faire face, seuls, à des situations qui les dépassent. C’est pourtant cela leur quotidien, toujours sur la brèche. Le bourgmestre de Saint-Hubert, Jean-Luc Henneaux, va bientôt céder son écharpe à son successeur. Être bourgmestre, c’est, dit-il, une attention de tous les instants qui use véritablement celui qui exerce la fonction. Aux yeux des citoyens, il incarne la commune ; il est souvent le premier et le dernier recours.

Manque d’appui

Or, les mayeurs s’en plaignent : il est compliqué d’exercer une série très vaste de responsabilités sans parfois obtenir des niveaux de pouvoir supérieur l’aide nécessaire. Beaucoup l’ont déploré quand il a fallu gérer la crise Covid ou, plus récemment, les inondations. Maxime Prévot, bourgmestre de Namur et président du cdH, estime que les bourgmestres ont dû "pallier les carences du gouvernement fédéral, pallier les manquements de la Région wallonne".

Responsabilité pénale et civile

En dehors des périodes de crise, il faut aussi pouvoir gérer des compétences larges. Ce n’est pas simple dans les communes rurales où l’administration est réduite à portion congrue.
Maîtriser la législation sur les marchés publics ou sur la vie privée, les matières environnementales tout comme le droit du travail, ne pas laisser passer la moindre négligence… il faut pouvoir tout faire au mieux ou alors risquer d’être pénalement et civilement condamné : l’immunité pénale des bourgmestres est supprimée depuis 1998.

Exaltant et épuisant

Il n’empêche : ce job compliqué occupe une place particulière dans la sphère politique. Il procure une proximité unique avec le citoyen. C’est très gratifiant, estime la bourgmestre d’Ottignies-Louvain-La-Neuve. Julie Chantry, n’occupe son poste que depuis 3 ans mais, dit-elle, elle n’est pas près de renoncer à la satisfaction de développer des projets et de les mener à terme.
D’autres, éreintés par la fonction, ne voient pas toujours comment s’en acquitter sans y laisser la santé. A Dinant, Axel Tixhon, à mi-mandat, a jeté l’éponge. La pression des responsabilités et celle, aujourd’hui très présente, des réseaux sociaux, cela fait parfois trop pour un seul dos.

Puiser des ressources

Municipalia se veut une vitrine dédiée aux mandataires locaux. Ces jeudi et vendredi, ils vont donc trouver au salon des connaissances techniques et pratiques, des solutions qui peuvent répondre à leurs problèmes. Mais c’est certainement autant dans les échanges d’expériences avec leurs collègues que bourgmestres et échevins puiseront les ressources pour poursuivre leur tâche.

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