Après Jan Jambon (N-VA), Charles Michel (MR) est aussi candidat Premier ministre

Après Jan Jambon (N-VA), Charles Michel (MR) est aussi candidat Premier ministre
Après Jan Jambon (N-VA), Charles Michel (MR) est aussi candidat Premier ministre - © ERIC LALMAND - BELGA

Les élections c’est dans un peu plus d’un mois, le 26 mai. Avec les partis au nord comme au sud qui se positionnent peu à peu, en termes de programmes et de candidats. Et notamment de candidats Premier ministre au niveau fédéral. La semaine dernière, Jan Jambon, ex-vice 1er N-VA et ex-ministre de l’Intérieur, désormais tête de liste des nationalistes pour la province d’Anvers à la Chambre répétait qu’il était le « numero uno » pour la N-VA.

Rappelant qu’en 2014, la N-VA, le plus grand parti, avait fini par laisser les rênes et le 16, rue de la loi, au MR ; " une faute de construction " dit désormais Jan Jambon, précisant qu’il ne vise pas personnellement Charles Michel… Et voilà que certaines voix s’expriment aussi du côté du MR pour avancer le nom de leur champion : sans trop de surprise, Charles Michel précisément, candidat à sa succession, et pourquoi pas une fois encore en coalition avec les nationalistes flamands.

Forcément ce n’est pas le principal intéressé qui s’exprime côté MR, mais le message passe " via via ". Sachant que traditionnellement, une certaine réserve est de mise dans le monde politique sur la candidature à une telle fonction, le choix appartenant selon la Constitution au Roi même si, depuis longtemps, il dépend d’abord d’accords entre partis lors des négociations de formation du gouvernement. Malgré tout, des ambitions claires s’affichent.

" Continuer le travail "

Sans surprise côté MR, Charles Michel est cité comme le " meilleur Premier ministre, meilleur que Jan Jambon ", ce qu’a redit ce mercredi matin encore le porte-parole de campagne du parti, Georges-Louis Bouchez sur LN24. Le tout sur fond de déclarations répétées ces dernières semaines des uns et des autres en faveur de la reconduction de l’ex-coalition suédoise (N-VA, MR, CD&V et Open Vld). Pour " continuer le travail ". Le vice-Premier Open Vld Alexander De Croo s’y est déjà dit favorable, parlant de " bonne direction ". Le CD&V, lui, semble se tâter encore. On sait aussi que les contacts ont repris entre MR et N-VA, comme le démontre ce repas discret au Lambermont, résidence de fonction du Premier ministre, avec en tête-à-tête Michel-Jambon il y a quelques semaines, dîner confidentiel révélé par " Le Soir " dans son édition de mardi.

Pas de commentaires du côté du cabinet du Premier ministre. Où l’on se contente de répéter la même " petite phrase " pour ne pas dire la même fiche de communication : face à la promesse d’une crise communautaire garantie avec l’affrontement PS/N-VA, le MR entend incarner la stabilité, avec des projets socio-économiques forts avant tout. Une ligne sur laquelle la N-VA peut s’aligner, notamment si le communautaire se voyait remis – de gré ou de force – au frigo durant 5 ans de plus. Manière de dire qu’il y a donc moyen de s’entendre entre libéraux et nationalistes. Exactement comme avant la crise de décembre 2018 qui avait vu les chemins se séparer – sur fond de pacte des migrations. Le message désormais semble bien être : " Si tu reviens, j’annule tout "… 

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