Après 4 mois d'enquête, le compagnon de Karine I., tuée en juillet dernier, passe aux aveux

Après 4 mois d'interrogatoires, le compagnon de Karine I, assassinée en juillet dernier, passe aux aveux
Après 4 mois d'interrogatoires, le compagnon de Karine I, assassinée en juillet dernier, passe aux aveux - © LIONEL BONAVENTURE - AFP

Karine I. est l’une des 22 femmes assassinées par leur (ex-) compagnon en 2019, en Belgique. Elle, a été tuée le 3 juillet dernier, à Neupré, à coups de batte de baseball.

Rapidement, son compagnon, Laurent S., est suspecté mais il n’est pas placé sous mandat d’arrêt.

"En juillet lorsqu’il est intercepté, il niait. Il était dans un état de torpeur. Il avait un alibi qui permettait de le laisser en liberté dans la mesure où il n’y avait pas assez d’éléments concrets qui auraient permis la délivrance d’un mandat d’arrêt" précise Catherine Collignon, porte-parole du parquet de Liège

Aujourd’hui, on assiste pourtant à un rebondissement puisque le parquet confirme que le compagnon de Karine est bien passé aux aveux suite à un long interrogatoire. Après plus de 145 devoirs d’enquête, l’homme a été confondu et n’a pu que reconnaître les faits.

"Ce sont essentiellement des devoirs de la police scientifique et d’analyses ADN ainsi que de téléphonie qui ont été réalisés. Les enquêteurs ont réentendu le suspect à la demande du juge d’instruction. Après 12 heures d’interrogatoire, il est passé aux aveux. Confronté aux éléments objectifs de police scientifique qui amenaient un faisceau précis vers le suspect, je pense que son avocat a demandé à suspendre l’interrogatoire et a fini par certainement raisonner son client, en disant qu’il n’y avait pas d’autre solution que de passer aux aveux" explique la porte-parole du parquet.

L’ex-compagnon de Karine I, a été placé sous mandat d’arrêt. Laurent S. est inculpé de meurtre pour faciliter le vol, car de l’argent appartenant à la victime aurait disparu. Cet acte est passible de la perpétuité. "L’instruction continue et peut-être arriverons-nous à une autre qualification si ce vol n’est pas avéré." ajoute Catherine Collignon.

L’homme, placé sous mandat d’arrêt, comparaîtra mardi devant la chambre du conseil.

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