Appel à un débrayage massif les 8 et 15 décembre à Brussels Airport

Appel à un débrayage massif les 8 et 15 décembre à Brussels Airport
Appel à un débrayage massif les 8 et 15 décembre à Brussels Airport - © ERIC LALMAND - BELGA

La FGTB appelle vendredi à un débrayage massif lors des mouvements de grève les 8 et 15 décembre prochains au sein de Brussels Airport. "Aux conditions de travail souvent difficiles des travailleurs à l'aéroport vient s'ajouter une avalanche d'économies et de mesures, qui ne seront supportées que par ces mêmes travailleurs", souligne le syndicat socialiste dans un communiqué.

La FGTB fait notamment référence au relèvement de l'âge de la pension et l'âge d'entrée du Régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC), ou encore à la suppression du crédit-temps sans motif ou le saut d'index, des mesures qualifiées de "très cyniques".

"Entre-temps, le Gouvernement ne demande absolument rien aux nantis et aux entreprises. Aucun engagement en termes d'emploi, pas de contribution juste de ceux qui détiennent le patrimoine, aucun respect pour ceux qui font tourner leurs entreprises", martèle la FGTB.

Le syndicat annonce dès lors qu'il enverra un "signal fort" les 8 et 15 décembre à l'aéroport de Zaventem et appellera à un débrayage massif.

Appel à reprendre les rênes du secteur énergétique

La FGTB appelle également le gouvernement fédéral à "reprendre les rênes" du secteur énergétique face au "détricotage du statut des travailleurs" de GDF Suez en Belgique.  

"Le groupe français a réduit ses investissements en Belgique de 37% en 4 ans. Parallèlement, la direction a annoncé son intention d'opérer le regroupement d'une série de services internes. Cette mesure aura un impact sur 540 travailleurs qui passeront d'une convention collective à une autre. Les services concernés seront rassemblés dans une nouvelle filiale organisée sous forme de société coopérative, ce qui ne cesse de susciter l'inquiétude du personnel", a expliqué Jean-François Tamellini, secrétaire fédéral du syndicat socialiste.

"Nous allons être confrontés à des travailleurs à deux vitesses, dont le statut aura été détricoté. La FGTB n'acceptera jamais cette situation", a poursuivi le responsable syndical en plaidant pour que la direction du géant énergétique - qui emploie 19 000 personnes en Belgique - opère une "réorientation stratégique privilégiant les investissements locaux, garantissant l'emploi et le maintien des compétences dans notre pays".

Par ailleurs, la FGTB exige "la reprise en main, par les autorités, d'une politique énergétique cohérente, privilégiant l'intérêt général de la population dans le cadre d'une politique de développement durable plutôt que la recherche de profits à courts termes favorisant les actionnaires." Selon le syndicat socialiste, l'Etat belge a laissé fermer l'équivalent de 2300 MW de capacité de production d'électricité au cours de ces trois dernières années, plongeant le pays dans une situation "totalement inacceptable en termes d'approvisionnement énergétique et de dépendance vis-à-vis des pays exportateurs".

C'est dans ce contexte que le front commun syndical a déposé en octobre dernier un préavis d'actions qui est arrivé à échéance le 5 novembre dernier. "Depuis, différentes actions ont été organisées et d'autres vont suivre même si on ne parle pas encore de grève générale à GDF Suez", a encore affirmé M. Tamellini.

"L'exemple de GDF Suez montre à quel point il existe, pour l'instant, une volonté de remettre en cause les acquis sociaux et les conventions collectives négociées", a pour sa part pointé Marc Goblet, le nouveau secrétaire général de la FGTB. "GDF Suez et d'autres groupes gagnent beaucoup d'argent. Mais ils veulent tout de même mettre à mal les statuts des travailleurs, ce qui cause une dérégulation du marché du travail sans aucun effet bénéfique pour la collectivité. Si être moderne, c'est raboter tous les acquis sociaux, nous préférons alors ne pas être modernes", a-t-il conclu.

 

RTBF avec Belga

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